02 juin 2014

Sexy Business – David Lange

 

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Pays : États-Unis

Maison d'édition : Harlequin

Collection : HQN (numérique)

Parution :mars 2014

Genre :romance M/M

 

Alors que le genre M/M (Mâle/mâle) fait fureur depuis quelques années aux États-Unis, le genre est encore balbutiant chez nous. En tous cas, si on en croit certains indices, on doit s'attendre à une déferlante dans les mois à venir. Il suffit de poser son regard sur les Fanfictions, les mangas yaoi, les forums et les blogs... Et si même la vénérable maison d'édition de l'amour, Harlequin, s'y met, cela ne peut que signifier que le phénomène est sous-estimé par le monde de l'édition. Certes, pour le moment les parutions chez Harlequin ne semblent concerner que le numérique mais tout de même...

Pour être tout à fait franche, ami lecteur, je n'avais jamais lu de romance m/m avant celui-ci. J'avoue qu'en terme d'histoire d'amour, j'aime pouvoir m'identifier un minimum. Pour des recherches, je devais me plonger dans cet inconnu et j'avoue avoir jeté mon dévolu sur le premier ouvrage qui a croisé ma route :

Jonathan est puissant, charismatique et dirige l’un des plus grands empires immobiliers des États-Unis. Troy est jeune, audacieux et l’un des escorte-boys les plus demandés de Miami. Entre eux, une future ex-femme délaissée, bien déterminée à se servir de l’un pour récupérer l’argent de l’autre.

Entre eux, un jeu de séduction intense et sulfureux…

Mouais, bof quoi. Promis la prochaine je ne prendrai pas le premier bouquin qui me tombe sous la main. Cela ne m'a guère réussi. Le roman de David Lange m'a semblé bien vide et la brièveté de l'ouvrage n'est pas une excuse suffisante.

Tout d'abord, j'ai trouvé l'intrigue trop légère dans le sens où rien n'est approfondi : ni la psychologie des personnages, ni l'évolution des sentiments. Alors que le riche Jonathan est un magnat de l'immobilier et qu'il est présenté comme un homme fort et qui ne perd pas le contrôle, il tombe amoureux très vite. Trop vite. Quant à la fin, elle est décevante. Bien sur que le happy-end n'est pas problématique, on n'est chez Harlequin, mais on aurait aimé que la GrandeRévélation -le statut de gigolo de Troy- ne soit pas réglée en deux pages. Pire, son amant lui en veut environ 12 h, ce qui ne cadre pas avec le personnage du début.

Une autre dimension, ou plutôt son absence, m'a gênée dans Sexy Business, les relations physiques entre nos héros. Je ne m'attendais à rien de particulier mais là : rien, nada, tout est suggéré, à peine effleuré. Alors qu'on a le droit à tous les détails de la montée du désir entre Troy et Jonathan -agréable à lire d'ailleurs- l'auteur élude dès qu'on passe à l'action. Tu me diras, ami lecteur, que de la romance n'est pas forcément érotique. Mais même les collections les plus soft et mièvres d'Harlequin sont beaucoup plus explicites -Azur et Prelude-.

Cette romance suinte donc plus l'ennui que l'amour et ma déception, elle, n'a pas été absente de cette lecture.

 

Note Globale : 07 / 20

Posté par AlterVorace à 14:37 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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Commentaires sur Sexy Business – David Lange

    C'est marrant car en lisant ta critique, j'ai eu le sentiment que tu n'avais pas appréciée plus que ça, mais je ne m'attendais pas à un 7 pour autant ! Bref, c'est un détail.
    Tes commentaires ne donnent pas franchement envie, dommage le résumé lui (même s'il faisait à 300% drama coréen !) était tentant.
    Les deux seules romances (nouvelles) M/M (je viens d'apprendre une abréviation, merci) que j'ai lues sont ultra soft et très décontractantes. Aux Editions Laska :
    - Un correspondant inattendu : sympa mais sans plus. Je ne relirai pas !
    - Chimères, Gangsters et Informatique : très marrant, j'ai passé un bon moment

    Posté par Sephirotha18, 02 juin 2014 à 17:56 | | Répondre
    • Vu que c'est pour des recherches, oui-oui, je risque d'en lire une ou deux autres. Donc je te dirai si elles sont biens. Là, la mauvaise note est justifiée parce que ça ne remplie pas le contrat d'une romance, simplement. Les défauts qui n'ont rien à voir avec le genre, parfois je peux laisser passer mais là... C'est comme si, pour un roman policier l'enquête n'avait aucun intérêt.

      Posté par AlterVorace, 03 juin 2014 à 08:31 | | Répondre
  • Outch ! Harlequin quoi... et du MM blafard en plus... Nan, je crois que ça va pas être possible, pas être possible ^^

    Posté par eerylin, 02 juin 2014 à 18:23 | | Répondre
    • Mdr, parfois mon absence de raison quant aux choix de mes lectures me donne envie de me donner des claques. Vraiment.

      Posté par AlterVorace, 03 juin 2014 à 08:31 | | Répondre
  • Je suis d'accord avec le côté trop explicite des romances dîtes normale entendez Hétérosexuelle et surtout dans le genre édition de l'amour où l'auteur doit être une sexy grand mère dénuée de toute autre ambition que d'éduquer la gent féminine à grand coup d'archétypes des années 50 (genre la femme au foyer et qui donc attend son mari de qui et pour qui elle vit et accessoirement le dit mari lui rentre le plus vite possible chez lui au cas où il serait encore temps pour lui d'éviter que sa stupide femme n'achète tous les accessoires de l'aspirateur qu'un bellâtre lui a fourgué,...)
    Et dans les romances homosexuelles c'est encore une fois très cru, seulement quand c'est de l'homosexualité de bon aloi, entendez une femme avec une femme et même dans ce cas là il est de bon ton d'évoquer au moins un souvenir d'un "homme bon coup".
    Alors zut quoi ! Le même traitement pour tous bor..., à moins que ce soit "trop dégoutant" enfin selon moi ma chère le qualificatif M/M est pour un bouquin ou rien n'est assumé, usurpé !

    Qu'on se le dise, je n'ai pas vraiment besoin d'avoir des détails mais attirée par les épisodes commentés précédent sur les collections "amour" (merci Altervorace ^^) et bien j'en ai lus un ou deux et BON SANG ... est ce possible d'avoir des filles plus "nunuches que c'est morceaux de viande ( moi, j'exagère ? Pas certaine du tout, de la vrai barbaque ) qui même quand elles se font "un peu forcer" (admirez l'euphémisme) par un homme empressé (re euphémisme) qui les aime trop et qui ne peut plus attendre ( O o euphémisme mes fesses oui... c'est du VIOL)
    Ben, elles en tombent amoureuse, et oui c'est forcément de l'amour puisqu'elles ont mouillés leur drap !!! Et puis même qu'elles en rêvent ces connes !!!

    Alors pourquoi on aurait pas la parité, je vous le demande... hein pourquoi on aurait pas un peu de stupre, de luxure quand c'est deux gars qui s'aime ?

    Je me suis un peu énervée là ^^ trop la flemme d'effacer, je poste...

    Posté par Kass, 02 juin 2014 à 18:23 | | Répondre
    • Je comprends ta colère, parce que j'ai la même. Surtout que tout ce qui n'entrait pas dans le cadre de relations sexuelles à proprement dites était explicite. On sait qui a une érection et quand. Mais dès que le couple fait plus que s'embrasser, hop, l'auteur élude. Pourquoi ? Alors on a beau essayer de ne pas le penser, on se dit que c'est une forme d'homophobie. Et la plus insidieuse qui soit. Du genre "Tu as vu comme je suis tolérant, je parle d'un couple homosexuel ? mais bon on va éviter de montrer trop de sexe entre mâles hein... Faut pas pousser la tolérance trop loin" Grrrr.

      Quant à l'homosexualité de "bon aloi" elle ne l'est, hélas, que lorsque les deux femmes en question existent pour faire fantasmer le gros porc hétéro. Sinon les choses ne sont pas tellement plus avancées hélas.

      Enfin concernant les héroïnes harlequin qui se font violer mais que non c'est pas du viol hein... Je suis plus que d'accord avec toi. Faute à la culture du viol encore fort puissante. Et à cause de ça on pense que si une femme mouille ce ne peut pas être du viol. Et à cause de ça, on oublie qu'on DOIT s'assurer que le partenaire -homme ou femme- est consentant. Simplement. Ce n'est pas à l'autre de prouver qu'il ne veut pas, NON-NON-NON, C'est quand même pas si compliqué à comprendre, si ?

      Bref Kass, merci pour ton commentaire, rien met de la colère là où je n'ai pas exprimé la mienne -et j'aurai peut-être dû-.

      Posté par AlterVorace, 03 juin 2014 à 08:44 | | Répondre
  • Garde ton côté zen ma chère et laisse moi rectifier quand c'est nécessaire avec un peu de colère parfaitement justifiée et puis surtout quand on présente une critique il est parfaitement compréhensible de ménager le côté j'aime du côté j'aime pas.
    Sinon on crierai au caractériel et à l'immature

    Merci pour ta critique
    Kass

    Posté par Kass, 04 juin 2014 à 19:46 | | Répondre
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