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Édition : Fleuve noir

Collection : Territoire

Parution France : janvier 2014

Genre : jeunesse / récit Clearasil® (13-14 ans)

 

C'est le roman jeunesse dont on entend beaucoup parler depuis des mois si on s'intéresse aux parutions en VO. Et, logiquement, depuis sa sortie en VF, les critiques sur la toile francophone se multiplient. J'avoue que j'ai mis quelques temps à me décider. Parce que « Nos étoiles contraires » -John Green- m'avait déçue. Ne t'embête pas à chercher ma critique sur le blog, ami lecteur, je n'en ai pas faite. Car non, je ne chronique pas toutes mes lectures, loin de là. Bref, ma dernière plongée dans le monde merveilleux de l'amûr chez les ados m'avait un peu fatiguée, alors je me suis méfiée de l'ouvrage de Katja Millay. J'ai cédé pour m'échapper d'une lecture un peu compliquée.

Je m'appelle Nastya. Voilà 452 jours que je ne parle plus. À personne. Depuis que quelqu'un m'a volé ma vie et ma seule passion. Dans mon nouveau lycée, personne ne sait qui je suis et tout le monde me fuit. Sauf Josh Bennett. Il est toujours seul, comme moi. Un jour, il me parle. Et ma vie change. Encore une fois.

J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle au terme de ma lecture. On commence par la mauvaise ? Malgré mon amour immodéré pour le déboulonnage de best-seller, malgré la préférence d'Ema pour mes critiques les plus méchantes, le roman a été une très agréable surprise. La bonne nouvelle ? Ben le roman a été une très agréable surprise. Bon, j'arrête de dire des âneries -ou pas- et je passe à mon avis toussatoussa.

Le récit est diablement efficace, de l'artisanat de très bonne qualité. Le truc est tellement bien maîtrisé qu'on tourne les pages comme un zombie pour savoir ce qu'il va advenir de nos adolescents en souffrance. Ça ne révolutionnera certainement pas le genre mais je n'ai pas vu le temps passer pendant que je lisais. Les personnages sont attachants et la plume de l'auteur parvient à trouver les mots justes pour leur donner de la consistance. Si le dénouement est emmené de façon un peu grossière, Tes mots sur mes lèvres reste un petit coup de cœur pour moi. Deux petits reproches toutefois à la maison d'édition française : encore une fois la traduction du titre, bien trop éloignée à mon sens de l'original The sea of tranquilityet et leur choix de couverture, dégoulinante de niaiserie. Surtout que la couverture américaine est plutôt belle avec cette glace qu'on retrouve dans le roman :

 

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Note Globale : 15 / 20