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Scénariste : Park Yun Sun

Réalisateur : Han Ji Seung

Année : 2006

Nombre d’épisodes : 16

Acteurs :
    Son Ye Jin : Yu Eun Ho
Kam Woo Sung : Lee Dong Jin
 Lee Ha Na : Yu Ji Ho
Gong Hyeong Jin : Gong Jun Pyo

 

 

C’est avec une joie immense que j’ai rejoint les voraces il y a un mois, pour vous parler littérature ou cinéma. Et c’est avec encore plus de plaisir que je prends mon clavier aujourd’hui, pour partager ma dernière découverte du petit écran coréen. Vous l’aurez compris : un drama. Mais pas n’importe lequel !

 

Suite à la mort de leur enfant, Eun Ho et Dong Jin décident d’un commun accord de divorcer. Deux ans après ce tragique incident, ils n’ont toujours pas réussi à couper les ponts : ils se voient régulièrement, s’entre-aident, mais surtout… se mêlent -un peu trop- de la vie intime de l’autre.

S’étalant sur une poignée d’années, ce drama retrace l’évolution de leur relation post-rupture.

 

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 J’ai regardé ce drama avec la seule certitude qu’une histoire pondue par Park Yun Sun, le scénariste de White Christmas ne pouvait qu’être humainement intéressante.  Et finalement cela a dépassé toutes mes espérances ! Okay, je reconnais que l’originalité du scénario n’a pas de quoi casser 3 pattes à un canard, et pourtant… Certains dramas tournent en rond avec une histoire bien plus recherchée que celle dont je vous parle aujourd’hui.

 

Vous l’aurez remarqué, ce qui m’a réellement touché dans cette histoire c’est le côté humain des personnages et leur évolution plus que réaliste. On sort complètement du stéréotype des K-drama : désolé Ema et AlterVorace, ce n’est pas avec Alone In Love que vous compléterez votre glossaire. Pas de KoreanPortage, Croisage, Bisous-Tombage,…etc et encore moins LE-traditionnel-baiser-à-la-fin-de-l’épisode-10 (c’est un constat personnel, et ça a tendance à m’agacer !). Par contre il y a un cliché du drama coréen que je regrette de ne pas retrouver : la scène de douche…

Bref, comme je le disais avant de m’égarer, ce drama est porté par ses personnages, et plus particulièrement par un quatuor fracassant : nos deux héros, la sœur un peu fofolle et le meilleur ami médecin.

IMG3  Les inspérables, dans leur bar favori

 

Regardons cela d’un peu plus prés :

 

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Son Ye Jin est vraiment une actrice hors-pair ! Son rôle n’était pas des plus simples et elle s’en sort à merveille. De plus, dans des flashbacks de leur passé -qui pimentent pas mal l’histoire- on la découvre un peu sous tous les angles : naïve, joyeuse, à côté de la plaque, ravagée… Autant d’états divers et variés qui nous prouvent son talent.

Son personnage est très appréciable : Eun Ho est une femme forte et généreuse qui n’aime pas montrer ses faiblesses à son entourage. Elle se bat pour tourner la page et rester souriante. Mais… « trop c’est TROP !!! » et parfois, elle craque -Cf le petit coup de poing bien placé, et le pot de cornichons qui apprend à voler !)-.

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Kam Woo Sung m’a peut-être un peu moins convaincu, mais c’est plus son rôle que l’acteur en lui-même. Sa prestation avec la petite Jin Ji Hee -cette très jeune actrice de 7 ans m’a bluffée- est époustouflante.

Même si c’est justifié, son personnage est parfois un peu mou. De plus, Dong Jin est lâche et cruel (tout ce qu’on aime !) et on a du mal à lui pardonner. D’autant plus qu’on sait -par les fameux flashback- qu’il peut être vraiment choupinet…

 

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 Quant au duo Lee Ha Na (Ji Ho, la sœur d’Eun Ho) // Gong Hyeong Jin (Joon Pyo, le meilleur ami de Dong Jin), ils m’ont tout simplement fait rêver. Surtout les grimaces de Joon Pyo ! Je dois avouer qu’à certains passages, ils volent presque la vedette au couple principal ! Leur relation évolue lentement mais surtout bizarrement, en grande partie à cause de Ji Ho, qui, faut le dire est vraiment vraiment VRAIMENT tordue ! Mais on l’aime, elle nous fait rire, et elle est si attendrissante, surtout avec sa sœur. Je ne connaissais absolument pas cette actrice et je suis ravie de l’avoir découverte ici ; son jeu est grandiose.

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Passons maintenant aux éternels rivaux… Sauf que, je vous le rappelle, Alone in Love est un drama hors du commun. Et donc ici, les rivaux sont hyper craquants. Surtout Lee Jin Wook, mais ça c’est un autre « problème », j’y reviendrai bien assez tôt !

 

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Le rival n°1

 

 On se doute bien que pendant 16 épisodes, on ne va pas nous servir du « je ne t’aime plus, mais je t’aime encore un peu en fait ». De nouveaux personnages vont faire leur appariation et tourner la tête des spectatrices de nos héros.

 

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La rivale n°1

 

Chacun d’entre eux est touchant à sa manière. Ils ont tous un passé relativement bien développé, des secrets (houhou…) et des personnalités différentes. On aurait envie qu’ils aient tous leur place -sauf la rivale n°2 pour ma part- aux côtés des héros ; mais comme on le sait « que le meilleur gagne ».

 IMG10Le rival n°2

 

 Par ailleurs, ce sont des rivaux intelligents mais surtout sensés et pourvus de sentiments. On ne nous sert pas le rival standards -50€ chez Babou- qui n’a aucune morale et dont le seul but est d’arriver à ses fins, quelque soit le moyen. Encore une fois (je me répète) c’est ce côté humain et réaliste du drama qui m’a conquise. -Nan mais sérieux, dans la vraie vie, qui irait payer son rival et lui filer un billet d’avion en espérant naïvement qu’il va se barrer à l’autre bout du monde, en laissant derrière lui : travail, famille et amis ?-

 IMG11La rivale n°2

 

 Mis à part les rivaux, on a quelques personnages tertiaires -après secondaires c’est ça, non ?- très intéressants. Ne pas parler d’eux ici serait les déshonorer. L’impact de ces personnages restant relativement mineur, ils ne sont pas développés en profondeur, mais chacun représentent un aspect de la société. A savoir une catcheuse, un père aimant, une petite fille brisée par le divorce de ses parents, une collègue un peu cruche mais gentille, un patron de bar intimidant, …

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Plus commère, tu meurs !

 

Enfin, je ne peux pas vous parler de ce bijou SANS vous parler de sa réalisation qui est tout simplement excellente.
J’ai vraiment apprécié les jeux de caméra, et toutes ces scènes qui débutent sur un objet ou un parfait inconnu, jusqu’à avoir un plan suffisamment large pour repérer au second plan l’intéressé. Et même dans une scène ou le personnage est au premier plan, il y a des détails subtils à voir en fond. Rien n’est laissé au hasard, et je pèse mes mots… -1465 mots sur Word, ca fait quel poids ?-

De plus on ne nous sert pas à toutes les sauces des ralentis -vous savez, quand on voit sous 5 angles différents les portes de l’ascenseur se refermer !-  ou des flashbacks de scènes qu’on vient de voir il y a à peine 5 minutes ! Bref, le drama est fluide, est c’est fort agréable.

 

Quant à la bande son, je voudrais la qualifier en modifiant d’un poil cette citation bien connue : « La musique est d'argent, mais le silence est d'or ». Le dosage musique/dialogue/silence est parfait. Une musique triste n’est pas toujours nécessaire pour rendre une scène encore plus poignante.

 

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Mon coup de cœur ggyyyaaaaah !

 

Bon allez, on ne va pas faire durer le supplice plus longtemps : j’ai complètement craquééééééé sur le rival n°1. Faut dire aussi que c’est le SEUL vrai beau gosse de la série ; mais franchement à lui tout seul il remonte le niveau de tous les autres ! Lee Jin Wook, un acteur dont je n’avais absolument jamais entendu parler, c’est plutôt regrettable. Dorénavant, je vais le suivre de très près. J’avoue même avoir hésité à le présenter au casting de Mister CulturoVorace :p

 IMG14Avec cette photo, j’avais une chance, non ?

 

Chaque épisode se referme sur une réflexion (du point de vue de Dong Jin ou d’Eun Ho) autour de l’amour et non sur un cliffhanger -principe de finir un épisode sur un passage de suspense torride-. Et pourtant on veut toujours connaître la suite… Ce drama est atroce, il joue avec nos nerfs des épisodes 14 à 16 !!

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Oups, désolée… J’ai pas fait exprès, je ne sais pas d’où sort cette photo… Mais bon, maintenant qu’elle est là, profitons-en gaiement !!

 

Bien que dans mon entourage proche il n’y ait jamais eu de divorce -je croise les 20 doigts- je me suis sentie profondément touchée et concernée par ce drama.

 Alone in Love est pour moi une perle malheureusement trop peu connue dans le diabolique et concurrentiel monde des dramas ! Mais par chance, Glouton SubTrad n’est pas passé à côté et a traduit les 16 épisodes, pour notre plus grand bonheur !

 

Note globale : 18/20

Dans le même genre, mais encore mieux parait-il : Someday, dans lequel nous retrouvons (pour mon plus grand bonheur) les rivaux n°1. Je me jette dessus, et reviens vous en parler d'ici quelques semaines !