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Édition : A. m. Metailie

Parution : 2001

Classement : Nouvelles

 

De cet auteur, je ne connaissais que -de nom- son plus célèbre ouvrage Le vieux qui lisait des romans d'amour. C'est en cherchant quelques lectures pour le challenge du Petit Bac qui je suis tombée sur une œuvre de Luis Sepúlveda dont la mise en bouche du résumé m'a tout de suite interpellée :

Qu'est ce qui rapproche un pirate de la mer du Nord mort il y a 600 ans, un militant qui attend le 31 mars l'éclosion des roses d'Atacama, un instituteur exilé qui rêve de son école et s'éveille avec de la craie sur les doigts, un Italien arrivé au chili par erreur, marié par erreur, heureux à cause d'une autre énorme erreur at qui revendique le droit de se tromper, un Bengali qui aime les bateaux et les amène au chantier où ils seront détruits, en leur racontant les beautés des mers qu'ils ont sillonnées ? Peut-être cette frontière fragile qui sépare les héros de l'Histoire des inconnus dont les noms resteront dans l'ombre. Leurs pas se croisent dans les pages de ce livre.

L'ouvrage qui nous intéresse ici est donc un recueil de nouvelles écrit par l'écrivain chilien Luis Sepúlveda. Ce dernier est très engagé politiquement, au point d'avoir été emprisonné pour ses opinions par le régime de Pinochet. Les informations précédentes sont loin d'être anodines lorsque l'on appréhende l'œuvre de monsieur Sepúlveda comme nous allons le voir.

Les Roses d'Atacama regroupe 35 histoires plutôt courtes qui brossent autant de portraits d'un humanisme flamboyant. Chaque tableau est dépeint d'une écriture fluide qui mets en valeur une poésie épurée. Lorsque Sepúlveda nous parle de toutes rencontres, faites durant ses nombreux voyages, c'est toute l'humanité qui nous semble défiler sous nos yeux. Par le choix de ses sujets, par la force de son écriture magnifique, c'est de lui dont nous parle l'écrivain chilien : de sa compassion, de son combat pour la dignité humaine, de sa volonté de résister contre toutes les barbaries. Les larmes et les sourires se succèdent avec beaucoup de naturel au fil des pages. Chaque nouvelle semble nous apporter quelque chose et toujours avec des mots d'une grande force littéraire : Fitzcarraldo ne vit rien de tout cela. La cupidité sera toujours comme une épine de glace dans les pupilles. Je ne veux pas trop dévoiler les sujets qui sont abordés dans cet ouvrage, ce serait dommage de gâcher le plaisir de ceux que je pourrais modestement convaincre de lire Les Roses d'Atacama.

L'auteur nous rappelle lui-même comme il est important de se souvenir : "L'île perdue me fait mal et me répète que les peuples qui ne connaissent pas à fond leur histoire tombent facilement entre les mains d'escrocs, de faux prophètes, et commettent de nouveau les mêmes erreurs." Témoigner comme le fait Luis Sepúlveda est en soi un acte de résistance doublé d'une magnifique œuvre littéraire.

 

NOTE GLOBALE : 16,5 / 20

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publié dans la catégorie "Végétal"