Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Les Voraces
Publicité
Newsletter
204 abonnés
Publicité
Publicité
Publicité
2 mars 2021

Pilotes en série – Walker

 

Walker

Pays : USA

En diffusion depuis  : janvier 2021

Chaîne : CW

Création de : Anna Fricke

Genre : Drame, policier, action

Nombre d'épisodes : 18

 

      S’il a bien une chose que je ne fais pas ici, c’est improviser… En général, le calendrier éditorial est fixé des semaines à l'avance. Je suis comme ça, chiante organisée… Un seul élément peut perturber ce planning : toi ami-lecteur. Et c’est ce qui est arrivé en février, quand Fallenangel a commenté ma chronique sur la première saison des Bridgerton. Dans sa bafouille, elle expliquait avoir repéré une série en pensant à nous : Walker. Vu que j’ai approximativement dix ans de maturité pour certaines choses, j’y ai vu un défi. Ni un ni deux, j’ai dégainé un « Défi accepté » complètement irréfléchi. Je me suis donc engagé à visionner et chroniquer le pilote de ce reboot de Walker, Tewas Ranger, la série culte avec Chuck Norris. D’ailleurs tu remarqueras la similitude du visuel :

51c2j79RfOL

      Le résumé, pourtant, s’éloigne un tant soit peu de l’original :

     Cordell Walker est de retour à Austin après une infiltration de onze mois. Veuf et père de deux enfants, le jeune Texas Ranger tente, accompagné d'une nouvelle partenaire, de renouer avec sa famille tout en essayant d'en savoir plus sur les circonstances entourant la mort de sa femme.

      Pour être tout à fait franche, ami-lecteur, je dois bien avouer avoir des souvenirs très flous de cette première série avec Chuck Norris. En effet, si j’ai vu quelques épisodes au fil de ma jeunesse, je n’ai jamais accroché. Voilà ce que ma mémoire a retenu : une série trop américaine, avec une avalanche de bons sentiments et un coup de pied circulaire à chaque arrestation. Sincèrement, sans la présence de Chuck Norrs, piètre acteur mais champion titré de karaté, je ne suis pas certaine que Walker, Texas Ranger aurait fait long feu. Si tu as lu mes échanges avec Fallenangel, tu sais que je ne me suis pas installée devant le reboot avec beaucoup d’empressement. Il y avait peu de chance que j’apprécie cette série…

      Pourquoi, dés lors, ne pas choisir d’en faire une Culture pourrie au lieu d’une critique classique ? Pour certains bouquins le choix se fait avant même d’ouvrir ce dernier puisque je l’ai choisi justement en quête d’une Culture Pourrie. C’est ainsi le cas pour les Harlequinades. Ici, je ne savais pas ce que je choisirais. Il m’aura fallu finalement les dix premières minutes pour me décider. Mais comment ? Je n’occupe pas du tout le même point de vu pour l’une ou l’autre. Alors que pour une critique, j’essaie d’utiliser sincérité et esprit analytique, il s’agit pour les Cultures Pourries d’être à l’affût du moindre élément amusant/cliché/grotesque, avec mauvaise esprit et un brin de cynisme. Pourtant, je reste persuadée que cela ne fonctionne pas sans tendresse. Ainsi mes Culture Pourris dans la catégorie « Mauvaises surprises » sont parfois un peu ratées car je n’éprouve pas cette affection. Je ne déteste pas les objets des Cultures pourries, je leur voue une forme d’admiration étonnée.

     Alors voilà. Après dix minutes du pilote de Walker, je me savais incapable d’éprouver cette sympathie. Dès lors, je risquais, en mode Culture Pourrie, de n’être que méchante, et pas amusante. Du moins pas suffisamment.

      Comme tu l’as compris, je ne vais pas épargner ce pilote. Sincèrement, vu ce qu’était la série d’origine, il y avait la possibilité d’en faire quelque chose de chouette. Il aurait suffit de se permettre l’humour et l’autodérision. J’aurais adoré rencontrer un Texas Ranger capable de résoudre des affaires avec moult clins d’œil à son ancêtre. Sauf que… ben nan. Walker est une série qui se prend au sérieux. On retrouve les bons sentiments avec une pelletée de drame bien indigeste. L’épisode débute d'ailleurs avec la mort de l’épouse de notre héros. Même qu’il crie de désespoir :

 

vlcsnap-2021-02-10-09h06m01s417

       Cordell se retrouve donc veuf, à devoir s’occuper de ses deux gamins adolescents. Et là, en plein deuil, c’est à dire seulement un mois après le décès brutal de sa femme – car oui c’est un meurtre, sinon y aurait pas de fil conducteur assez convenu -, notre Ranger part pour une mission sous couverture. Dix mois. Oui, oui, il abandonne ses enfants, ceux qui viennent de perdre leur mère. Sincèrement, j’ai du mal, peu importe les circonstances du départ, à m’attacher à un tel héros.

       Le pilote débute réellement à son retour, sa mission couronnée de succès. Sa fille lui en veut, son ancien coéquipier a eu une promotion, ses parents ont géré leurs petits-enfants,… Walker est bien un drame avec un peu d’action dedans... Quant à l’aspect policier, je le cherche encore… S’il y a bien une enquête, elle est loin d’être au centre de la narration. Qui plus est, elle est tellement peu travaillée, que j’avais tout deviné, ou presque, moi qui suis si peu douée pour cela.

      Finalement, Walker ressemble grandement à son homologue des années 90 : de bons sentiments et une enquête prétexte. Il y manque la seule chose qui rendait la série d’époque un tantinet originale : les capacités du héros en arts martiaux. Ici, Cordell se bat en cohérence avec ce qu’est cette série, il se bat comme un balourd.

Note : 04 / 20

 

Publicité
Commentaires
F
Oh que je me sens coupable ! mais quelle idée j'ai eu !!! Pour me faire pardonner, je vais essayer de conseiller du "bon" : <br /> <br /> Good Omens, surtout si tu es fan de Queens, <br /> <br /> Dirk Gently, tu ne sais pas ou tu vas, mais y a un scenario, imprévisible mais tellement fun<br /> <br /> Preacher, pour un public averti mais original<br /> <br /> True Seekers, so british<br /> <br /> et pour finir, une série très choupinette : Upload (qui est en fait basé sur un épisode de Black Mirror)<br /> <br /> Et Félicitation pour avoir regardé et chroniqué Walker !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Répondre
V
Sacrilège ! Ils ont vraiment pensé pouvoir remplacer Chuck Norris ? On peut encore aujourd'hui regarder la version des années 90 parce qu'elle est devenue comique malgré elle pour plein de raisons : les bastons pour un prétexte bidon, personnages caricaturaux du style méchant biker avec blouson en cuir, Chuck Norris qui distribue les mawashi-geri comme des petits pains (et qui vouvoie encore sa femme après 20 ans de relation), Trivette qui excelle dans son rôle de faire-valoir etc...<br /> <br /> Si on enlève tout ça et qu'en plus on engage des acteurs qui ne maitrisent même pas les arts martiaux, ça ne peut être qu'un fiasco insipide.<br /> <br /> C'est un peu le même schéma que pour le reboot de K2000 et celui de MacGyver en fait, on garde juste une vague idée du concept et on retire tout ce qui faisait le sel de la série. Sans compter que David Hasselhoff et son blouson en cuir (qu'il aime bien porter torse nu) ne sont pas plus remplaçables que Richard Dean Andersson et sa coupe mulet
Répondre
Publicité