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21 mars 2024

Rupture de Contrat — Myron Bolitar 01 — Harlan Coben

Myron Bolitar 01

 

Édition : Pocker

Parution : octobre 2020 pour la présente édition

Genre : policier/thriller

 

Oui, je sais ami-lecteur, je n’ai toujours pas continué la saga de polar entamée il y a des mois, Grant County… Malgré ma déception quant au dernier opus, promis, je compte bien terminer la série. Néanmoins, je l’avoue, j’avais envie d’une enquête sans pour autant vouloir me plonger dans un Slaughter. Bref, après au moins trois secondes d’hésitation, je me décidais pour la série d’Harlan Coben pour la seule et unique raison qu’elle met en scène un agent sportif. Ouais on est ici fort loin des policiers, détectives privés et médecins légistes habituels.

Jusqu'à présent, Myron Bolitar, agent sportif, officiait plutôt en seconde division. Mais en prenant sous son aile le quaterback le plus prometteur de sa génération, Christian Steele, il se retrouve propulsé en première ligne. Entre négociation de contrat, rumeur de meurtre et photographies porno, l'ex-agent du FBI est à nouveau sur le pied de guerre.

Soyons francs, ami-lecteur, Rupture de contrat, malgré un héros qui sort un peu de l’ordinaire, ne révolutionnera certes pas le genre. L’enquête en elle-même ne casse pas des briques et je n’ai pas été particulièrement tenue en haleine par la recherche de la vérité. Et pourtant, j’ai d’ors et déjà commandé la suite des aventures de Myron Bolitar. Alors quoi ? Alors j’ai savouré ma lecture grâce à la galerie de personnages que nous offre monsieur Coben. Surtout, l’auteur a une plume incisive dans ses descriptions. Un exemple ? Page 228 :

Ses cheveux étaient gris. Enfin, sa moumoute. Impeccable, elle lui collait au crâne comme une moule à son rocher. Deux ou trois choses le trahissaient cependant. Les taches brunes sur ses mains. On appelait ça des fleurs de cimetière, fort joliment. Et puis son cou. Le visage était lisse, grâce aux injections de collagène et aux liftings, mais le cou ressemblait à celui d’une vieille tortue. Ridé, à la Ronald Reagan. Fripé comme un scrotum vidé de ses bourses.

Soit, cet aspect n’aurait pas suffi à ce que je veuille lire le deuxième tome des Myron Bolitar… Pour cela il a fallu que j’ai un véritable coup de cœur pour trois personnages principaux. Myron, bien sûr, l’ancien athlète qui tente de garder ses valeurs dans un milieu de requin. Esperanza aussi, l’ancienne lutteuse devenue assistante qu’on ne croise pas assez à mon goût. Mais, surtout, Win. Ah, Win… Impitoyable, insensible et caustique, j’ai très envie de mieux le connaître.

Moment de lecture plaisant, Rupture de contrat, m’a suffisamment séduite pour que je souhaite replonger dans l’univers de monsieur Coben. En espérant que la suite tienne ses promesses…

 

Note Globale : 13 / 20

 

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