La Clé – Ëldélaran tome 01 – Mélodie OR
Édition : L’alsacienne indépendante
Collection : Odeline
Parution : novembre 2020
Genre : low fantasy, young adulte, fantasy
Comme tu le sais peut-être ami-lecteur, je choisis mes lectures pour plein de raisons différentes : un résumé sympa, un auteur que je connais, un titre alléchant, des critiques extrêmes,… Par contre s’il y a bien un élément trompeur c’est la couverture. Certaines, sublimes, cachent des récits ridicules alors que d’autres, de fort mauvais goût, ne permettent pas de deviner qu’elles dissimulent des romans très chouettes. Pour te convaincre que l’apparence est effectivement fort trompeuse, il suffit de contempler quelques secondes le rayon romance de n’importe quelle librairie… Sauf que je manque foutrement de cohérence et qu’il m’arrive d’être inexorablement attirée par une belle illustration. C’est ainsi que j’ai choisi La Clé lors d’une opération Masse critique sur Babelio :
Depuis son harcèlement scolaire et une tentative d’enlèvement, Laurys Murakami n’est plus que l’ombre d’elle-même. Pour ne rien arranger, une voix étrange résonne dans sa tête à la moindre émotion forte.
Devient-elle folle ?
Sa rencontre avec Razül, le nouvel élève de sa classe, pourrait guérir certaines plaies… ou en rouvrir d’autres ! Cette lueur dorée qui s’éveille parfois dans ses iris, elle ne l’a pas rêvée. Pourquoi ne parvient-elle pas à le toucher sans souffrir le martyre ?
Afin de le découvrir, Laurys devra surmonter ses peurs, plonger dans son passé et accepter son héritage sans perdre de temps ; une ancienne créature s’apprête à assouvir sa vengeance et la jeune fille est le seul obstacle sur sa route.
Sincèrement, je trouve ce bouquin sublime et pas seulement l’illustration… Ce premier tome d’une duologie est édité chez L’alsacienne indépendante, maison que je ne connaissais absolument pas. Or, comme tu le sais, je suis plutôt attentive à l’objet livre, reliure, graphisme, qualité du papier,… Je prends donc quelques lignes pour dire à quel point j’ai apprécié la qualité de La Clé, le livre est beau, il semble solide, et son édition soignée. Bref, du bon boulot L’alsacienne indépendante !
Bon, cette ode à la couverture de l’ouvrage de madame Or ne peut quand même pas rester au premier plan. Car, oui, ce qui compte, avant tout, c’est le récit qu’il contient. Alors conquise Altervorace ?
Je dois bien avouer que cette « critique » ne sera pas la plus simple pour moi… Ma lecture de La Clé a trop ressemblé à un tour sur les montagnes russes pour que ce soit facile d’en tirer un avis global. Mon départ dans les aventures de Laurys a été compliqué, difficile, lent… Sans doute que j’ai reconnu un peu trop d’éléments comme des classique des genres jeunesse et young adult. On a donc un enfant élevé hors de son monde, monde fantastique, pour le protéger d’un méchant. Méchant qui l’a attaqué quand l’enfant en question était petit. De cette agression reste une cicatrice, sur le poignet pour Lauryz, qui réagit quand la jeune fille est sous le coup d’émotions fortes. Bon, bon, bon… Tu sais que je n’ai rien contre les clichés – je lis de la romance hein, genre codifié à l’extrême – mais là j’ai trouvé que ça faisait beaucoup. J’ai pourtant décidé de mettre cela de côté, après tout ce qui compte ce n’est pas qu’un auteur utilise des cliches mais la manière dont il va s’en servir…
Sauf que la déconvenue a duré… Là il s’agit avant tout d’un ressenti personnel. La première partie du roman, une sorte de triangle amoureux, prend de la place. Trop de place ? Assez en tout cas pour que tout cela me fasse penser à un drama, japonais ou coréen. Ce n’est pas toujours le cas, mais pour ce premier volume d’Ëldélaran, j’ai senti que j’étais plus vieille que la cible voulue... Je me suis un peu ennuyé face à des personnages qui manquaient clairement de subtilité et j’étais assez découragée à l’idée de mettre une mauvaise note à la Clé.
Heureusement pour moi, les choses changent au milieu de roman et les défauts que je reproche à la première partie deviennent anecdotiques. Lorsqu’on découvre qui est le personnage de Käry, j’ai cessé de soupirer et je suis enfin parvenue à m’immerger complètement dans le récit.
Cette lecture aura été assez curieuse… Alors que j’ai passé une grande partie du roman à trouver cela intéressant mais facile, en me disant que je ne lirai pas la suite, le dernier tiers du bouquin m’a embarquée sans difficulté. Et voilà que je terminais le roman de Mélodie Or en souhaitant que la suite paraisse rapidement.
En fait, il me semble bien que La Clé corresponde sans doute plus à sa cible, c’est à dire à des jeunes gens sans doute moins blasés et cyniques que moi. Reste que le récit se bonifie au fil des pages et que la fin m’a donné envie de savoir ce qu’il adviendra de Laurys, Razül et de tous les autres. En espérant que le second tome parviendra à me séduire tout de suite…
Note Globale : 11 / 20
