Hors sol – Pierre Alferi
Édition : Folio SF
Parution : 18 février 2021 pour la présente édition
Genre : Science-fiction
Si j'aime les films de science-fiction, je dois avouer que je ne suis, par contre, pas très coutumière de ce genre littéraire. Les classiques m'effraient -oui carrément- car j'ai peur d'être perdue dans des explications trop scientifiques auxquelles je ne comprendrais rien. Alors quand je suis tombé par hasard sur ce roman, je me suis dit que ce pourrait être une entrée assez douce dans cet univers.
« 2103. An quarante de la nouvelle ère. Ce qui reste de l'humanité survit dans des nacelles suspendues au-dessus de la Terre. Dans la haute atmosphère, où l'air est encore respirable, de frêles esquifs rattachés à un mystérieux Navire Amiral abritent d'étranges survivants. La surface de la Terre, en surchauffe, voit se succéder épidémies et cataclysmes. Il a fallu se faire à la vie suspendue entre ciel et terre. Les minuscules communautés inventent une nouvelle vie, chacune mal soudée par un hobby qui les rassemble. On ne mange plus, on s'imprègne. On surgèle les mourants, et plus haut, des "aristechnocrates" surveillent, et plus haut encore le Navire Amiral se tait.Hors sol est un grand roman poétique d'anticipation qui, de nacelle en nacelle, invite le lecteur à explorer une nouvelle vie humaine dans le ciel autour de feu la Terre. On y retrouve surtout les tendances les plus folles de notre société contemporaine : écartèlement des classes, saccage du vivant, insularisation et hyperconnexion, dérives transhumanistes, hédonisme sexuel et indifférence... »
Déroutée. C'est le premier mot qui m'est venu à l'esprit en refermant Hors sol. Je pensais suivre des humains triés sur le volet et rescapés d'une catastrophe écologique à 13000 mètres d'altitude, partager leur quotidien dans les nacelles et imaginer une toute nouvelle civilisation. Mais ce que l'auteur nous offre à travers les chapitres constitués d'extraits de blog, de poèmes, d'échanges de mails ou encore de publicités m'est complètement passé à côté. Certes on a une vague idée de la vie dans la stratosphère, mais je n'ai eu qu'un goût de trop peu. On nous jette un peu tous ces éléments à la tête sans vraies explications et le style parfois un peu sec -voire étrange- rend la lecture longue et pénible.
L'auteur se disperse et le lecteur se perd dans ses divagations. On va de passages parfois poétiques à de simples rapports journaliers sans grand intérêt en passant par une description de porno zoophilo-reptilien bien repoussant à imaginer. Les bonnes idées -oui il y en a tout de même- ne sont pas assez exploitées et m'ont laissé sur ma faim, notamment la sélection des habitants des nacelles ou bien ces catastrophes naturelles qui ont poussé les humains à s'exiler dans le ciel.
Pour une première plongée dans la science-fiction, j'en ressors à la fois perplexe et nauséeuse. Mais je ne m'avoue pas vaincue et la prochaine fois, je me contenterais d'un bon vieux space opéra bien classique, quitte à me perdre dans des explications que mon cerveau de brelle en science aura du mal à intégrer, mais qui auront le mérite d'être là, elles.
Note : 7/20
