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Édition : J’ai lu

Collection : Aventures et Passions

Parution : 29 avril2017

Genre : Romance froufroutante

 

Il y a fort fort longtemps, j’avais chroniqué ici une série de bouquins estampillée romance froufroutante, La Ronde des Saisons, de Lisa Kleypas, qui avait été un véritable coup de cœur, bien plus que ne l’a été La Chronique des Bridgerton de Julia Quinn. Peu de temps après, je m’étais plongée dans l’autre série de l’autrice, Les Hathaway dont je ne t’ai jamais parlée. Même que récemment, dans mon article sur le dernier tome des Bridgerton, je l’évoquais en prenant note d’en faire une critique.

Alors que je n’avais consacré qu’un seul article aux quatre volumes de La Ronde des Saisons, j’ai décidé pour les Hathaway de prendre le temps de chroniquer chaque volume. Et c’est le premier qui nous intéresse aujourd’hui :

Après une vive déception amoureuse, Amelia Hathaway n'espère plus se marier, d'autant qu'elle est devenue le pilier de toute sa famille. Le jour où elle vient récupérer son frère Léo dans les bas-fonds de Londres, elle rencontre Cam Rohan qui gère un club de jeu. Un homme déroutant et inclassable, ni gentleman ni canaille, qui transforme en or tout ce qu'il touche. Pour la première fois de sa vie, Amelia serait tentée de s'appuyer sur cette épaule solide, mais elle ne se fait pas d'illusions : pour Cam, l'appel de la liberté sera toujours plus fort que tout.

Sur le papier, le personnage d’Amelia ne me plaisait pas plus que ça. Il faut dire que le coup de la jeune femme à la vingtaine bien entamée qui n’espère plus se marier est usé jusqu’à la corde… Alors pourquoi me plonger dans Les Ailes de la Nuit ? À cause du personnage masculin, que j’avais eu l’occasion de croiser dans les tomes 3 et 4 de La Ronde des Saisons. Or j’avais beaucoup apprécié ce personnage de bohémien qui travaille dans une maison de jeux. Non seulement il était classe mais en plus il donnait un baiser chaud bouillant à une des héroïnes… Bref j’étais ravie de le retrouver dans le premier rôle !

Le premier aspect qui m’a surprise dans ce premier opus est Amelia. En dépit de mes réserves j’ai adoré ce personnage. Ici on est loin de la petite débutante timorée. C’est une femme forte qui porte sa famille à bout de bras, un brin autoritaire et sarcastique. La fratrie, orpheline depuis pas mal d’années, a subi une autre tragédie avec une épidémie de scarlatine qui a emporté la fiancé de Léo, l’aîné, et a laissé la seconde fille Winnifred avec une santé très fragile, laissant craindre qu’elle ne s’en remettrait jamais complètement. Lorsque Léo hérite d’un titre de Vicomte, il est en plein deuil et se noie dans l’alcool sans assumer la responsabilité de ses sœurs. Car en plus de Winnifred, presque invalide, et d’Amelia, notre héroïne, il y a aussi deux autre filles, Poppy et Béatrix. Ouais, de quoi nous sortir quelques volumes sur la famille.

Amelia s’occupe de tout ce petit monde mais les choses ne cessent d’empirer. Et c’est là qu’elle rencontre Cam. Un rom. Bien entendu il s’agit ici de romance froufroutante alors pour le côté historique il faudra repasser. Néanmoins, tout au long du roman, madame Kleypas nous montre à quel point Cam a conscience que s’il épouse Amelia, elle subira forcément du racisme. Et ce malgré tout le pognon qu’il possède... Du côté de la jeune première, on comprend qu’elle puisse accepter Cam car elle et ses sœurs ont grandi avec Merripen, lui-même rom, pour lequel elles ont une affection fraternelle.

Alors oui, nous sommes dans de la romance bien classique : un couple super chaud avec plein d’obstacles blablabla. Peu importe car c’est bien fait. Très bien fait même. Qui plus est, on apprend à aimer cette famille bancale et originale. Enfin, cerise sur ce gâteau tout rose, on a l’occasion de croiser certains personnages de la Ronde des Saisons, comme lord Westcliff, son épouse Lilian, ou encore les St Vincent.

Bien entendu Les Ailes de la Nuit est à réserver aux petits coeurs tendres comme le mien mais on reste loin d’un monde lisse. Le personnage de Léo, le frère hanté par sa défunte fiancée, est loin d’être mignon. Il ne se contente pas de souffrir en héros romantique, nan, il se comporte de manière odieuse avec tout le monde ! Pour conclure, un mot sur le pseudo-suspens du bouquin : bon ben, rien à signaler, c’est, comme presque toujours dans la romance historique, un prétexte à élever une difficulté de plus pour nos héros…

 

Note Globale : 16 / 20