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Édition : Hugo&Cie

Collection : Thriller

Parution : 6 mai 2021

Genre : cosy mystery, policier, comédie

 

Ah les cosy mystery… Le terme semble assez récent et définit un genre de romans. Il s’agit de fiction policière dans laquelle toute noirceur est absente. Ici point de violence ou de sexe ! Enfin, le personnage principal est, en général, un détective amateur et le crime a lieu au sein d’une communauté sociale restreinte, comme une petite ville ou un quartier. Comme nous sommes à la pointe de toutes les littératures – comment ça je me la joue un peu trop ?-, nous avions déjà au l’occasion d’en parler ici quand Ema a chroniqué le premier tome de la fameuse série d’Agatha Raisin.

De mon côté, je n’avais jamais eu l’occasion de me plonger dans un cosy mystery et c’est pourquoi je me suis ruée sur Mortelle Dédicace lors d’un partenariat.

La mort de Peggy Smith, âgée de quatre-vingt-dix ans, n'a rien, a priori, de suspect... C'est ce que tout le monde pense jusqu'au moment où Natalka, son aide de vie, découvre que la vieille dame se sentait suivie…

Au moment de ranger les affaires et les nombreux romans policiers de la défunte en vue de la vente de son appartement, Natalka découvre une curieuse carte de visite sur laquelle il est écrit : Peggy Smith, consultante en meurtres. Elle remarque aussi que de nombreux livres lui sont dédicacés : " À PS : merci pour les meurtres ". La nonagénaire avait donc pour habitude d'aider les auteurs de romans policiers en panne d'inspiration…

Natalka, prête à tout pour découvrir ce qui est arrivé à Peggy Smith, embarque avec elle dans sa quête de la vérité les amis de Peggy Smith : Benedict (qui a renoncé à devenir prêtre pour finalement tenir un café) et Edwin (ancien journaliste de quatre-vingt ans). Lorsqu'elle se fait menacer par une personne masquée et armée venue récupérer un mystérieux ouvrage, elle prévient la lieutenant Harbinder Kaur afin qu'elle mène l'enquête.

Cette mort est finalement très suspecte...

Remettons un peu les choses dans son contexte. Sache, ami-lecteur, que je ne suis pas une grande lectrice de policier, thriller, polar et compagnie. Je ne m’y aventure que rarement et cela explique, ou du moins en partie, mon incapacité totale à trouver le coupable. Ouais le plus souvent je ne découvre le nom du meurtrier qu’au moment du dénouement. Bon, j’ai au moins l’avantage de ne pas être une lectrice difficile à surprendre. Je me suis donc jetée dans le récit de Mortelle Dédicace sans aucune ambition autre que de me divertir… Qu’en est-il au terme de ma lecture ?

Soyons francs, l’enquête qui figure dans l’ouvrage de madame Griffith n’a pas un énorme intérêt. Si je n’ai pas découvert le fin mot de l’histoire, je pense sincèrement que c’est surtout parce que l’intrigue est un tantinet tirée par les cheveux. Là, on pourrait penser que c’est un défaut primordial pour un policier. Sauf que nan, pas dans un cosy mystery. Ce qui compte ici c’est la bouffée d’air que nous offre Mortelle Dédicace, une bouffée d’air pure. Les personnages sont originaux et sympathiques et nous entraînent avec eux dans leur enquête, on s’attache facilement à eux. Mention spéciale à Benedict, l’ancien moine qui tient désormais un café, et à Edwin, le vieillard attendrissant. Malgré la présence de ces derniers, je crois que mon plus grand coup de cœur reste pour la victime : Peggy Smith. En même temps qu’on court après la vérité on apprend à connaître cette vieille dame passionnée de roman policier et j’ai plusieurs fois songé à combien j’aurais voulu pouvoir lui offrir une tasse de thé.

Comme je l’écrivais il y a un instant, l’intrigue n’est pas très bien travaillée mais cela ne m’a pas empêchée de profiter de ma lecture. Non, Mortelle Dédicace ne nous tient pas vraiment en haleine mais il m’a vraiment fait passer un super moment. Divertissant et amusant, ce roman nous colle le sourire aux lèvres et il me semble bien que c’est le but des cosy mysteries. Un bouquin parfait pour la plage ou un voyage en train.

Notons aussi que si, dans Mortelle Dédicace, les enquêteurs sont multiples, il semblerait que la lieutenant Harbinder Kaur figure déjà dans le « casting » du Le journal de Claire Cassidy. J’en profite donc pour noter ce titre dans un coin…

 

Note Globale : 13 / 20