La gardienne du chardon

Édition : Les Trois Nornes

Parution : 20 juillet 2020

Genre : Steam punk

     Avant de te parler de la gardienne du chardon, il faut savoir que Laurène Beles anime la chaîne Youtube Les mots de l'imaginaire, que je suis assidûment depuis quelques temps maintenant. Grande lectrice de fantasy -mais pas que-, je trouve ses avis toujours intéressants et bien argumentés et je dois dire que ma PAL ne cesse d'augmenter à chaque sortie de ses vidéos. Ayant fait des études dans le domaine de l'édition, elle a lancé une campagne de financement il y a quelques mois, afin de monter sa maison d'édition Les Trois Nornes. Elle a également édité son premier roman, que je me suis empressé de commander pour la soutenir -évidemment la quatrième de couverture me plaisait aussi-.

     « Londinium, 1887. Des attentats secouent le Parlement. Les Confédérés de l’Union Libre entrent en guerre.
Victoria, la reine immortelle, gouverne les Terres Occidentales depuis son palais suspendu. Bien décidée à rester jeune, la souveraine ordonne la chasse aux Sources, des entités dangereuses qui ont autrefois fait cadeau de leurs dons aux humains.
Isobel Galloway, marquise écossaise, vient de perdre sa sœur aînée. Écrasée par son passé et ses nouvelles responsabilités, la jeune femme doit survivre dans une cour où l’on tue ses semblables. Mais elle est sûre d’une chose : sa sœur Blair ne s’est pas suicidée.
Et à Londinium, tout finit par se savoir. »

     Tout d'abord, si tu ne sais pas ce qu'est un roman steampunk, je t'invite à aller voir l'article d'Alter sur une saga où elle t'explique un peu de quoi il retourne, juste ici. Personnellement, ce n'est pas mon genre préféré, mais dans la gardienne du chardon, j'ai apprécié toutes ces petites touches anachroniques notamment les animaux mécaniques et le palais suspendu de la reine Victoria. L'auteur nous dépeint un Londres très différent de ce que l'on connaît et on sent qu'elle a de l'imagination à revendre.

     La psychologie des personnages est assez bien travaillée, pourtant j'ai eu du mal à m'attacher à l'héroïne Isobel, j'avoue l'avoir trouvée un poil agaçante par moment, mais le fait que les protagonistes ne soient pas seulement bons ou mauvais m'a beaucoup plu. Leurs actions sont nuancées et les rendent réalistes, ce qui nous permet de nous identifier assez facilement à eux. J'ai particulièrement adoré Asling, peut-être à cause du charme Irlandais, va savoir...

     En ce qui concerne l'écriture, j'aurais aimé plus de fluidité, les tournures de phrases sont parfois un peu abruptes mais ça ne m'a pas trop dérangée dans ma lecture. L'univers est riche et on suit Isobel avec plaisir dans les intrigues de la cour, alors qu'elle tente de prouver que sa sœur ne s'est pas suicidée, et surtout de survivre au milieu de tous ces requins. Le vocabulaire peut paraître un peu complexe parfois, et les thèmes abordés assez durs -le suicide et la dépression notamment- et ce roman n'est pas destiné à un jeune public. Malgré quelques petites fausses notes, Laurène Beles nous offre un premier roman prometteur et j'ai hâte de connaître le fin mot de l'histoire.

    Note : 14/20