l'homme feu

Edition : Le livre de poche

Parution : 2018

Genre : fantastique

    Est-ce que j'ai lu un roman parlant d'une pandémie alors qu'on est en plein COVID-19 ? Oui. Est-ce que je regrette ? Non. Depuis le temps que je lis toutes ces critiques dithyrambiques sur Joe Hill -fils de Stephen King, rien que ça-, je me suis enfin plongée dans la lecture de L'homme feu, dont beaucoup disent qu'il s'agit de son meilleur roman.

    Personne ne sait exactement quand et où tout a commencé. Sur le corps des individus contaminés apparaissent des tatouages mordorés qui s’embrasent, causant la mort par combustion. Boston, Detroit, Seattle ont déjà basculé dans le chaos. Il n’existe aucun antidote. Lorsque Harper, infirmière dévouée et bienveillante, découvre les premières marques sombres sur sa peau, elle vient d’apprendre qu’elle est enceinte. Paniqué, son mari fuit.
    Dans un monde en ruine, où de petites communautés se forment et des milices traquent les malades pour les exterminer, Harper est secourue par un homme capable de contrôler ce feu intérieur. Mais l’infirmière ne dispose que de peu de temps pour percer le secret de l’homme-feu, avant qu’elle et son enfant ne soient réduits en cendres...
    Dans cette fable pré-apocalyptique vertigineuse, Joe Hill explore la part obscure de l’homme et sa formidable puissance de vie.

    Le problème, quand on entend autant de bien d'un roman, c'est qu'à la lecture on a énormément d'attentes et surtout le risque d'être déçu. Après avoir lu moult critiques positives, je m'attendais à un page turner impossible à lâcher, un suspens haletant, des personnages travaillés à la perfection, et pourtant je suis un peu resté sur ma faim.

     Pour ce qui est des personnages principaux, j'ai eu beaucoup de mal à m'attacher à Harper. Sa manie agaçante de faire référence à Mary Poppins, sa naïveté et son petit côté moralisateur m'ont de nombreuses fois donné envie de la secouer. John -l'homme feu- aurait mérité d'être plus exploité. J'avais envie d'en apprendre plus sur lui, mais il est malheureusement trop souvent effacé au profit de l'héroïne. Le seul personnage qui évolue de façon drastique c'est Jakob, le mari d'Harper. Il passe du mari aimant au psychopathe sadique en quelques chapitres et même si parfois c'est un peu exagéré, c'est le personnage qui m'a le plus convaincue.

    Si j'ai adoré vivre l'épidémie du côté des infectés, le côté sectaire et mystico-religieux des messes organisées pour contrôler l'écaille m'a nettement moins plu. J'aurais aimé quelque chose de moins facile -et un peu moins perché, j'avoue-. Pourtant, malgré quelques longueurs, chaque fin de chapitre donne envie de continuer la lecture et les nombreuses références à la pop culture raviront les amateurs. La plume de Joe Hill est très agréable et fluide, il nous emmène facilement dans son univers et j'ai très envie de découvrir d'autres romans de cet auteur plus que prometteur.

    Note : 14/20