Le Guide du voyageur

 

Édition : Folio

Collection : SF

Parution : 1979, 2010 pour la présente édition

Genre : Science-Fiction, Humour

 

     Premier volume de la trilogie en cinq tomes de Douglas Adams, Le Guide du voyageur galactique a marqué l'histoire de la science-fiction. Qui ne connaît pas la réponse 42 ? Je l'avais lu à l'adolescence sans aller plus loin, non parce que ça m'avait déplu, mais parce que la Science-Fiction n'était alors pas mon genre de prédilection. Je me contentais à l'époque de me plonger dans les classiques du genre. Ayant relu Dune il y a peu, je me suis dit que ce serait le bon moment pour moi de redécouvrir le best-seller de monsieur Adams.

Comment garder tout son flegme quand on apprend dans la même journée : que sa maison va être abattue dans la minute pour laisser place à une déviation d'autoroute ; que la Terre va être détruite d'ici deux minutes, se trouvant, coïncidence malheureuse, sur le tracé d'une future voie express intergalactique ; que son meilleur ami, certes délicieusement décalé, est en fait un astrostoppeur natif de Bételgeuse, et s'apprête à vous entraîner aux confins de la galaxie ? Pas de panique ! Car Arthur Dent, un Anglais extraordinairement moyen, pourra compter sur le fabuleux Guide du voyageur galactique pour l'accompagner dans ses extraordinaires dérapages spatiaux moyennement contrôlés.

     Si tu ne connais pas ce roman, ami-lecteur, laisse-moi te prévenir d'une chose : il est un million de fois plus barré que ne le laisse présager la quatrième de couverture.

     Plus jeune, lors de ma première lecture, j'avais apprécié ce récit décalé comme une vaste blague littéraire. Aujourd'hui, je dois dire que cela va beaucoup loin... Le héros, Arthur Dent, est plus qu'un anglais moyen, c'est un être humain moyen, dans le sens où, je pense, nous pouvons tous nous retrouver en lui. Il se heurte sans cesse à l'absurdité du destin, à la folie du hasard, au non-sens ultime de la vie, comme j'ai l'impression de le faire chaque jour. Ce n'est pas un anti-héros, c'est à dire un personnage aux défauts exacerbés, c'est juste un mec lambda, comme on en trouve peu dans la fiction. Et si Arthur n'aurait rien d'extraordinaire dans la vie, le croiser dans un roman le rend sensationnel !

     Alors oui, ce récit est divertissant si on est sensible à ce genre d'humour – comme je le suis – mais, personnellement, il m'a aussi troublée. D'une certaine façon, il m'a rappelé que je ne suis pas seulement incapable de répondre à la grande question sur la vie, l'univers et le reste mais que, comme il est dit dans le roman, je ne suis même pas certaine de comment formuler la question. Avant de tomber plus avant dans de la philosophie de gare, je ne peux que t'encourager à lire le roman de Douglas Adams et à venir me dire ici, dans les commentaires, si le destin d'Arthur Dent t'a fait rire et/ou touché...

     Pour une fois, je ne mettrai pas de note globale à ma lecteur. Impossible pour moi de le faire, disons qu'elle flotte entre un 10 et un 20. Grosso modo.

 

Note flottante : entre 10 et 20  / 20