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Édition : Milady

Parution : 2018 pour le premier tome

Genre : Bit-litt

 

      Comme je préfère la franchise, ami-lecteur, je dois avouer que cette lecture n'aurait pas eu lieu sans l'offre de l'entreprise e-Dantes qui s'est associé à plusieurs éditeurs lors du confinement pour offrir gratuitement des livres numériques. Le premier tome de la saga de Louisa Méonis en faisait parti... Une après-midi où j'avais besoin de légèreté, le résumé du roman m'a interpellée :

« Bon sang, je vais rester petite et boulotte pour l’éternité ! J’ai vraiment un karma de merde ! »

Moi, c’est Betty. J’ai passé ma vie à jouer la bonne poire dont tout le monde profitait, pour finir noyée dans mes toilettes... Ma mort est aussi naze que l’était mon existence.

Et comme si ça ne suffisait pas, je me retrouve catapultée dans une série d’épreuves terrifiantes pour devenir l’apprentie du bien trop sexy pour être honnête Ange de la Mort !

Il y a erreur sur la personne, ce n’est pas possible ! Il est où mon repos éternel ?

Le moins que l’on puisse dire c’est que j’imaginais la vie après la mort plus paisible que ça. Sans compter que des anges disparaissent de manière inexpliquée... C’est quoi encore cette histoire ?!
Est-ce qu’un ange peut « mourir » ? Et pourquoi ai-je l’horrible pressentiment que ces disparitions ont un lien avec moi ?

      Quand je me suis plongée dans l'aventure de Betty, j'avais une crainte : que ce soit une mauvaise jumelle de Betsy, l'héroïne de MaryJanice Davidson. Après le premier tome, j'ai compris que ce n'était pas le cas. Effectivement, Betty est aux antipodes des jeunes premières classiques confrontées au monde fantastique de la Bit-litt. Elle est ronde, maladroite, gentille et un peu beaucoup bonne poire. Du moins c'est le cas au début de la saga. Bien entendu il y a tous les ingrédients habituels : le héros ténébreux et sexy, du mystères, du méchant bien méchant... Et c'est plus que bien fait, puisque dès la fin de ma lecture, je me suis ruée sur la suite. Tant et si bien que les quatre volumes ont duré un week-end. Bien que les romans de madame Méonis soient assez courts, cette boulimie veut tout dire...

     Pourquoi cette frénésie ? Parce que l'auteure est parvenue à me surprendre, tout en respectant les codes du genre. Alors qu'au fil des tomes, Betty se révèle bien différente de ce qu'on supposait, on rencontre une horde de personnages secondaires plus attachants ou originaux les uns que les autres. On rigole mais pas seulement... La mythologie construite dans Betty Angel n'est pas seulement un décor en carton pâte pour permettre à notre petit cœur de palpiter. Il y a une vraie richesse et une vraie construction de l'univers montré. Jusqu'à la fin du quatrième et dernier tome de la saga, je me suis laissé prendre par le récit et ce n'est pas rien ! Je dois aussi te confier ami-lecteur, que j'apprécie que les sagas ne s'éternisent pas trop, je me lasse si je sens que l'auteur part dans tous les sens, comme pour Anita Black...

      Quand j'aborde les genres de divertissement, comme la romance ou la bit-litt, je ne cherche pas quelque chose de révolutionnaire mais un récit bien écrit, sympathique et m'offrant des personnages attachants. Louisa Méonis est parvenue à accomplir tout cela dans ses quatre romans... Et parce que ce n'est pas aussi fréquent que je le voudrais, je pense très vite aller voir de plus près ce qu'elle a écrit d'autre.

 

Note Globale : 15 / 20