L'égarée

Edition : Le livre de poche

Parution : 2018, 2019 pour la version poche

Genre : thriller

     Ah Donato Carrisi... Fin 2011 je l'ai découvert avec Le chuchoteur et j'avais été tellement conquise ! Pourtant, lorsque j'ai lu Le jeu du chuchoteur il y a quelques mois, je n'avais qu'un mot à la bouche : Meh ! -oui j'ai un vocabulaire très élaboré-. Alors quand je suis tombé sur L'égarée un peu par hasard, je me suis dit que je ne pouvais pas en rester là avec Donato Carrisi. Et cette fois, je n'ai pas été déçue.

    Une jeune femme est retrouvée dans les bois, nue, une jambe cassée. Elle a réussi à s’échapper après une longue séquestration. Elle se souvient de peu de choses – un homme, un labyrinthe, un bébé… Son identité est cependant retrouvée : il s’agit de Samantha Andretti, dont l’enlèvement avait été surmédiatisé quinze ans auparavant. Sa réapparition fait la une de tous les journaux et met la police dans l’embarras. Le détective privé Bruno Genko décide de reprendre l’enquête qu’il avait démarrée à l’époque. Mais la donne a changé car Genko, atteint d'une maladie grave, sait que ses jours sont comptés et que cette mission sera pour lui la dernière.
     Le compte à rebours s'enclenche, tandis que plane l'ombre du Chuchoteur...

     Avec ce roman j'ai retrouvé tout ce que j'avais tant apprécié à ma première lecture : une intrigue prenante, des personnages bien travaillés, une atmosphère pesante, bref de quoi régaler les amateurs du genre. Pourtant l'histoire reste des plus classiques, des enfants kidnappés et séquestrés, une victime qui arrive à se sauver mais qui a malheureusement perdu la mémoire, ce qui va compliquer l'enquête, tout est du déjà vu. Sauf que Donato Carrisi -juriste de formation, spécialisé en criminologie et sciences du comportement- arrive à nous faire oublier tout ce que l'on a déjà pu lire de semblable.

     A la base présenté comme la suite du Chuchoteur et de L'écorchée, ce n'est pourtant pas Mila Vasquez l'héroïne de cet opus -même si elle est présente d'une certaine façon-. Ici on fait la connaissance de Bruno Genko, détective privé sans attaches qui apprend qu'il est atteint d'une maladie incurable. Quand Samantha Andretti est retrouvée, il décide de reprendre l'affaire là où il l'avait laissée quinze ans auparavant. J'ai beaucoup aimé son personnage, à la fois résigné de mourir mais aussi déterminé à trouver la vérité coûte que coûte. Plus l'enquête avance, plus les rebondissements sont nombreux et anxiogènes si bien que j'ai eu du mal à poser mon livre. Jusqu'à la fin l'auteur joue avec nous tout en subtilité, il nous embarque dans la psychologie malsaine du criminel et on ne voit jamais arriver le prochain retournement de situation -surtout la fin-, ce qui fait, pour moi, de Donato Carrisi un grand maître du thriller psychologique.

    Note : 16/20