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Édition : École des loisirs

Parution en France : 1991

Genre : jeunesse

 

La salle de sciences naturelles ressemblait à un débarras rempli de choses horribles. Et puis soudain, au milieu des ustensiles de cuisine, des squelettes, des collections d'insectes, et des animaux empaillés, Kazuko se sentit envahie par une odeur douce et nostalgique, comme de la lavande. Elle crut voir une ombre, un fantôme, ou un voleur, et s'évanouit. A partir d de e ce moment-là, plus rien ne fut normal. Kazuko avait l'impression d'avoir fait un saut dans le temps, de savoir à l'avance ce qui allait se passer.

 

Je te rappelle ami lecteur, que tu peux m'envoyer ton avis sur l'ouvrage par mail -CulturoVoraces@gmx.fr ou participer dans les commentaires. Ce serait chouette. Si tu as toi-même un blog/site et que tu as publié ton avis chez toi, laisse-moi le lien que je puisse te mettre dans la récap. Merci.

 

Les avis

 

AlterVorace

 

Mon histoire avec le récit de Yasutaka Tsutsui date de jadis -ou naguère- puisque je l'ai lu lorsque j'avais 8 ou 9 ans. À l'époque, c'était devenu un de mes livres préférés et je l'ai lu et relu avec obstination jusqu'à ce que je le perde pendant des vacances. Depuis ces temps forts anciens, je n'avais pas eu l'occasion de me replonger dans l'histoire de Kazuko Akiyama. En voulant en savoir un peu plus sur l'ouvrage, j'ai appris beaucoup de choses que j'ignorais. Déjà, le récit est une nouvelle -importante toutefois avec une centaine de pages- et elle est parue en 1965 dans un magazine. Éditée depuis, cette dernière est devenue très vite culte au Japon. Tant est si bien qu'il y a de nombreuses adaptations tirées de l'ouvrage : plusieurs films, une série TV, un animé, un manga et même une chanson. Oui, rien que ça.

Kazuko est donc une lycéenne ordinaire lorsqu'elle se découvre le pouvoir de voyager dans le temps et dans l'espace. Ce qui m'avait frappée à l'époque, c'était la découverte d'un pays que je ne connaissais pas ou peu. Je crois que c'est ce roman qui m'a ouvert à la littérature étrangère. Je découvrais alors que la lecture me permettait de voyager dans d'autres cultures sans quitter ma chambre d'enfant. J'en garde donc un souvenir émerveillé.

Cette relecture a donc été pleine d'une douce nostalgie. En retrouvant Kazuko, Masaru et Goro, j'ai eu une bouffée de mon enfance. En vérité, je ne me souvenais pas que le récit était aussi bref. Une histoire simple, légère qui mêle romance douce et science-fiction. Le voyage dans le temps est ici vu comme une mésaventure un peu effrayante qui surgit sans crier gare. L'héroïne aura alors pour seul but de se confier à ses amis et de trouver une solution pour ne plus bénéficier de ce pouvoir qui la trouble. Le récit a effectivement le construction d'une nouvelle avec une fin à la hauteur de ce genre. C'est mignon, c'est frais, c'est tendre. Et je vais le conseiller à ma fille très très vite. Une jolie manière de la faire voyager au Japon et de commencer à l'initier doucement à la science-fiction.

Concernant plus particulièrement le thème du voyage dans le temps, j'ai apprécié qu'ici -contrairement aux œuvres que j'ai pour l'instant découverte avec le challenge- cette exploration ne soit pas volontaire. Alors que dans L'Armée des 12 singes, le voyage avait un but précis et que chez Wells c'est la vision d'un scientifique dont on bénéficie, Kazuko n'a rien demandé. Le voyage EST le problème pas le moyen pour en régler un. ATTENTION SPOILERS Le personnage qui vient du futur, le fait dans un but scientifique mais l'objectif n'est pas au premier plan puisque la romance devient l'enjeu principal du récit. J'ai apprécié aussi le monde futur que l'on entraperçoit brièvement pendant les explication du voyageur.