Les chemins

Édition : Rageot

Collection : Cascade

Parution France : 2005

Genre : Fantasy, jeunesse, aventures

 

Oui, je sais, je sais. Alors que cela fait des mois que certaines séries sont en suspens, il y a tout juste une semaine -seulement- que je te parlais de la première trilogie de monsieur Bottero, . Si tu as lu ma chronique sur La Quête d'Ewilan, alors tu sais tout le bien que j'en ai pensé. Ce ne sera donc pas un scoop pour toi : je n'ai pas pu me contenir, il a fallu que je me jette sur la trilogie qui suit les premières aventures d'Ewilan. J'ai eu beau me raisonner « Savoure, que diable, savoure », cela a été plus fort que moi.

Étant donné que pour la première trilogie, ma critique n'en était pas vraiment une, je vais profiter de cet article pour te parler un peu plus longuement des six opus concernant les aventures d'Ewilan.

Commençons d'abord avec l'écriture de monsieur Bottero... Loin de l'efficacité réelle mais sans relief de la plupart des récits d'aventure pour adolescents, j'ai été complètement sous le charme de la plume de l'auteur. La simplicité -plutôt utile quand on s'adresse à un jeune public- est de mise et la magie opère avec lenteur, au fil des pages et des descriptions. La poésie discrète du récit, l'humour, la rigueur du vocabulaire, tout cela fait son chemin pendant la lecture. Ce n'est pas une claque littéraire mais une petite musique sans prétention au premier abord. Cela me fait un peu penser -continuons avec une métaphore musicale- aux Gymnopédies de Satie, faussement simples et délicieusement envoûtantes.

Ainsi bercée par une langue vraiment appréciable, je suis entrée sans difficulté dans le monde construit par Bottero. On suit les pas de plusieurs personnages et leurs aventures nous emmènent dans une mythologie très riche et attachante. À aucun moment, le récit ne tombe dans le manichéisme de bas étage. Que ce soit Ewilan, Salim, Edwin ou encore Bjorn, chacun d'eux évolue. L'auteur a construit leur psychologie avec des rôles certes définis mais sans faire de la caricature de fantasy.

Alors à chaque fin de chapitre, je ne pouvais m'empêcher de passer au suivant. À chaque opus terminé, il me fallait ouvrir le prochain. On en veut plus, toujours plus. Plus de combats, plus de quêtes, plus d'émotions, plus de révélations, plus de mystères.

Finalement, quand la lecture s'arrête, se dire qu'avec la disparition prématurée de Pierre Bottero, on peut sans conteste déplorer la mort d'un grand conteur. Et avoir le cœur serré.

 

Note Globale : 18 / 20