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Édition : Glénat

Collection : Cascade

Parution France : 2013

Genre : BD

 

Aaaaaah les épopées romantiques sur fond d'Histoire... Ce premier tome d'un Bande dessinée en trois volumes m'a tout de suite interpellée. Déjà parce qu'avant d'avoir une fascination pour l'Asie, j'ai eu une « période russe ». Histoire, art, littérature... L'âme slave m'avait charmée. Depuis, mon cœur, ô combien infidèle, s'est posé ailleurs même si j'ai gardé de cette époque une admiration sans borne pour Tolstoï et Chagall. Comment, alors, résister à pareil synopsis :

Une passion sanglante, un monde où tout est possible !

Natalia est russe, Walter est américain.

Ils se rencontrent aux premières heures de la Révolution russe. Le même intérêt pour la peinture les unit, l'art devient révolutionnaire, le rouge est son étendard.

Si le pitch annonçait des thèmes qui me sont familiers, la BD, tu le sais peut-être, est un art que je connais peu -à part quelques souvenirs émus de ma jeunesse avec des mangas et des œuvres comme Sambre ou La quête de l'oiseau du temps. Ici, les dessins d'Olivier Mangin sont classiques mais plutôt bien faits. Curieusement, malgré mon ignorance crasse dans le domaine, j'ai été particulièrement sensible aux couleurs, ces dernières étant dues au travail de Bérengère Marquebreucq -particulièrement au début de l'ouvrage, pour la scène au Palais D'Hiver-.

 

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Concernant nos héros, j'ai trouvé leur évolution attachante avec leurs idéaux révolutionnaires qui finiront forcément par se briser au mur de la réalité. Quant à l'histoire d'amour en elle-même, j'avoue que tout cela va un peu vite à mon goût. D’ailleurs tout l'ouvrage est un peu rapide. On n'a pas le temps de savourer l'évolution des sentiments. Surtout que la romance reste assez convenue avec une passion malmenée par l'Histoire toussatoussa. Reste qu'on passe un moment agréable.

 

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Ce qui, à mes yeux, donne à Rouge Révolution son intérêt est la toile de fond du récit : le monde artistique juste après la Révolution Russe -1920-. On découvre -ou redécouvre- Chagall, Malevitch et ce bouillonnement violent des théories artistiques de l'époque. La présence de ce contexte est très bien équilibrée puisqu'elle donne un ton unique à l'histoire de Karl et Natalia sans pour autant prendre le pas sur le destin de nos héros. Finalement, ce moment de lecture tient assez bien ses promesses puisque la fin de ce premier opus donne envie que la suite sorte rapidement afin de savoir ce qu'il adviendra des amants.

 

Note Globale : 13 / 20