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Édition : Armand Colin

Parution : 2013

Genre : beau livre, histoire de l'art, histoire culturelle

 

Reçu via un Masse Critique Babelio, le livre qui nous occupe aujourd'hui est ce qu'on peut appeler un beau livre. Illustré, une édition luxueuse, le genre d'ouvrage qu'on offre plus facile qu'on ne l'achète pour soi. J'avoue que j'étais très intéressée par le sujet : la paresse. La seule chose qui me faisait un peu peur est que j'ai souvent été déçue par les « beaux livres » dont le contenu n'est pas toujours à la hauteur de la beauté de l'ouvrage. Attardons-nous quelques instants sur la présentation de l'ouvrage  :

Une petite flemme, une bonne sieste : qui n’a pas rêvé de ces douces paresses pour agrémenter un bel après-midi ensoleillé ? Mais il existe aussi des paresses qui vous prennent à la gorge. Comme ces réveils matinaux, lorsque les pesanteurs de la journée qui pointe clouent sous la couette les plus entreprenants. Voilà l’acédie, cette « peste de l’âme », un péché capital depuis le Moyen Âge.
Dans cette histoire qui se poursuit jusqu’à nos jours, la morale tient une place essentielle. Qu’il s’agisse d’employés fainéants, de tire-au-flanc à l’école, de hordes vagabondes ou de peuples colonisés, le discours dominant bégaie : « Tous des fainéants et des parasites ! » Cette paresse-là est mère de tous les vices.

Dans le camp adverse, « le droit à la paresse » encourage la rébellion et ragaillardit les révolutions. Ses partisans trouvent dans le refus de travailler la force de conquérir la liberté et d’accéder à la dignité. La paresse devient alors une voie de salut, la mère de toutes les vertus.

Commençons par les apparences. J'ai adoré feuilleter le livre de monsieur Rauch. Les très nombreuses illustrations -peintures, gravures...- sont magnifiques. La taille de l'ouvrage -raisonnable- rend la lecture aisée. Nan, parce qu'un très grand bouquin a beau faire chouette, le but est quand même de pouvoir le consulter et aussi de lui trouver une place dans la bibliothèque. Je ne sais pas toi, ami lecteur, mais j'ai quelques livres de tailles fantaisistes que je ne sais jamais comment ranger. J'ai beau ne pas être une plieuse de culottes, ça a tendance à me porter sur les nerfs.

Passons maintenant au contenu. Sincèrement j'ai trouvé tout cela vraiment intéressant. C'est une véritable histoire culturelle de la paresse que nous propose l'auteur. J'ai appris beaucoup de choses et les illustrations ne sont pas présentes sans motivation. Chaque peinture, chaque dessin, chaque gravure est abondamment expliqué. Mais monsieur Rauch ne parle pas seulement beaux-arts. Il évoque aussi la religion, la littérature, la philosophie, les mœurs... Et tout cela du moyen-âge jusqu'à nos jours.

D'un prix correct pour la qualité de l'objet, une bonne idée cadeau pour les fêtes de fin d'année. Bon, sur ce, ami lecteur, je vais aller célébrer la paresse à mon tour... 

 

NOTE GLOBALE : 16 / 20