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Édition : Ki-oon

Collection : Les trésors de Tsukasa Hojo

Parution : 2013 pour cette édition

Classement : manga

 

Toujours aussi ignorante pour ce qui est des mangas, j'ai sauté sur l'occasion d'en lire un lors d'un Masse critique sur Babelio. Surtout que Sous un rayon de soleil est l’œuvre d'un mangaka mondialement connu puisqu'on lui doit entre autres Cat's Eye, City Hunter ou encore Angel Heart. Si tu veux entendre parler de ces derniers, papote avec Ema, je te promets qu'elle te donnera envie de te jeter sur ces séries. Pourquoi je ne l'ai pas encore fait ? Et bien le nombre de tomes m'a découragée. Ouais, je sais. L'ouvrage qui nous intéresse aujourd'hui est le premier opus d'un manga en seulement 3 tomes ce qui m'a rassurée. Bref... Passons aux choses sérieuses avec le pitch :

En apparence, Sara Nichikujo est une fillette absolument normale, qui suit un père fleuriste dans ses nombreux déménagement. Mais elle cache un double secret : non seulement elle a le pouvoir de communiquer avec les végétaux, mais en plus elle s’est arrêtée de grandir. Elle est donc contrainte de changer régulièrement d’école pour éviter d’éveiller les soupçons. Un grain de sable finit par se glisser dans cet engrenage bien huilé lorsqu’elle fait la rencontre du jeune Tatsuya Kitazaki. Le garçon rend responsable de l’infirmité de sa sœur un arbre… qu’il a décidé d’abattre !

Me voilà bien embêtée ami lecteur. Moi qui suis une débutante dans la lecture des mangas, il va me falloir mettre des mots sur une rencontre très mitigée sans rien connaître et sans points de comparaison. Suis pas sortie du ryokan -auberge japonaise-...

Parlons d'abord de mes réserves... Au vu du résumé et des critiques que j'avais pu croiser sur le Net, je m'attendais à une œuvre éminemment poétique. Sauf que par moment j'ai trouvé l'histoire franchement mièvre. La sœur infirme, le frère qui veut se venger de l'arbre et Sara qui vient pour réconcilier tout le monde. Après cette première aventure, on a plusieurs petites histoires qui s'enchaînent et nous montrent à quel point les fleurfleurs et zarbres ont des sentiments. C'est frais et mignon mais aussi sucré qu'un dragibus. De plus les intrigues sont rapides et cela m'a donné l'impression d'une superficialité décevante. Si le tout dégage une nostalgie et une tendresse réelle, le manga aurait gagné à plus de profondeur et de lenteur. Côté humour, le personnage de Sara m'a bien fait marrer.

Donc voilà, tout ça est un peu niais. Pourtant ce n'est pas ce qui m'a le plus gênée dans l'ouvrage de Tsukasa Hojo. Le personnage du professeur qui prend les petites filles en photos m'a choquée. Oui, vraiment. L'héroïne est une enfant de primaire et un pervers qui regarde sous sa jupe comme quelque chose de drôle ne m'a pas du tout plu. Je sais à quel point la culture japonaise n'a pas vraiment le même regard que nous sur la question de la pédophilie... Simple différence des cultures ? Franchement je n'en sais rien et cela m'est égal, cela m'a perturbée et j'assume le fait que cet aspect a en grande partie gâché ma lecture.

Parlons maintenant de ce qui me donne envie de lire enfin City Hunter et les autres séries dont Ema me parle depuis des années... Les dessins sont sublimes. Oui carrément. Les premières pages du manga, colorisées, m'ont laissé admirative. Les couleurs sont d'une délicatesse qui m'ont fait penser à de l'aquarelle. C'est tout simplement beau. Les visages, les mouvements, les végétaux, tout est magnifiquement représenté. Cette excellence fait que je ne regrette nullement ma lecture. Par contre, je pense me tourner vers une autre série du mangaka car si le scénario avait été -à mes yeux- à la hauteur des dessins, on aurait pu frôler le chef d’œuvre. Peut-être que ce sera le cas avec un autre manga du maître.

Si tu veux avoir un apperçu du travail de Tsukasa Hojo, tu peux trouver le début de l'ouvrage -mis en ligne par la maison d'édition- ICI.

 

NOTE GLOBALE : 12/ 20

NOTE POUR LES DESSINS : 17 / 20

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