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Édition : Au Diable Vauvert

Parution : 2008 pour la traduction française ( de l'Italien)

Classement : chroniques / autobiographie / roman

 

Réinscrite depuis peu à la bibliothèque de ma ville, j'ai repris un plaisir que seul l'emprunt de bouquins peut rendre possible. Plantons le décor... AlterVorace balance ses deux aînés au rayon enfant où ils se gavent de bouquins. Ensuite, je prends ma plus jeune sous le bras et je me ballade dans les rayons. Et là, c'est simple, quand un titre me fait de l’œil, je prends. Oui, comme ça. Sans lire le résumé. Mais pas sans idée préconçue, loin de là. Le titre d'aujourd'hui, La Cellulite, c'est comme la mafia, ça n'existe pas est particulièrement drôle et accrocheur. J'avoue que je ne me suis pas dit « Chouette un bouquin pour fille avec plein d'humour à l'intérieur ». Nan. Je me suis plutôt dit : sans doute encore un bouquin dont seul le titre est valable. Il faut excuser ma méfiance, ami lecteur... Chat échaudé blablablabla. Ben oui. Tu te souviens du Mec de la tombe d'à côté ? Belle déception. Et il est loin d'être le seul bouquin à m'avoir fait le coup. Bref j'avoue que je partais criblée de doute.

A la maison, j'ai enfin pris quelques secondes pour lire la quatrième de couverture :

Pulsatilla est aux filles d'aujourd'hui ce que le Nutella est au goûter ! Son journal n'est pas seulement l'autobiographie espiègle d'une Italienne de vingt ans, c'est un guide pratique et drôle pour aborder les dilemmes les plus complexes de la vie : anorexie ou boulimie, régimes ou gastronomie locale, télé ou séances de chat, sexe ou amour... Et parmi d'irrésistibles morceaux de bravoure, on retiendra ses théories sur la campagne, la culotte, l'hydratation, les règles, la cellulite, la consommation, la pub...

Commençons par le fond. Pulsatilla est donc une jeune italienne qui se raconte, sous forme de chronique. Elle passe au crible son enfance et aborde de nombreux sujets. Si la maison d'édition nous a vendu l'ouvrage avec l'estampille -Bridget Jone en plus trash- je ne suis pas vraiment d'accord. Déjà Bridget Jones est une fiction alors que La Cellulite (…) reste un exercice autobiographique. Et on est loin de la comédie romantique. La narratrice parle sans fard de sa génération et de son rapport avec la sexualité, le travail, les hommes, sa féminité. LA qualité du récit est l'humour grinçant manié avec beaucoup de talent. C'est drôle, vraiment. Juste pour cela, le livre vaut la peine de s'y plonger.

Si j'ai eu un coup de cœur pour certains passages de l'ouvrage, ses défauts m'empêchent de lui donner une réelle bonne note. Ses faiblesses viennent toutes de l'histoire du livre. Comme je l'ai dit précédemment, ce sont des chroniques. Toutes droit venues d'un blog. Très bien. Sauf que tout cela rend l'ensemble très inégale. Surtout, il manque une cohérence dans la structure du récit. L'auteure semble avoir choisi la publication brute, sans avoir retravaillé le tout pour que cela suive une réelle trame. La fin n'en est donc pas vraiment une et La Cellulite (…) ressemble vaguement à un mauvais collage d'articles de qualité disparate. Dommage.

Pour te donner quand même envie de te plonger dans l'univers de Pulsatilla, je te laisse avec un petit extrait, celui qui justifie le titre :

La cellulite est comme la mafia. Elle n'existe pas. Elle a été crée du néant. Ou mieux, elle a toujours existé, mais, regarde un peu le truc, elle n'a jamais dérangé personne pendant dix millions d'années. C'est comme si on décidait de donner un nom aux veinules de l’œil, de les appeler, mettons, fluppolites, et qu'on persuadait trois milliards de personnes de se faire cureter l'orbite.

 

NOTE GLOBALE : 12 / 20