Vive l'organisation au sein de l'équipe hein ! Ce roman a déjà été chroniqué par AlterVorace ici mais étant donné que c'était un culture pourrie, je n'y avais pas prété plus d'attention que ça. J'avais ri, soupiré, un point c'est tout. Et voilà comment aujourd'hui je me suis retrouvée à lire un livre (enfin deux) que j'aurais peut-être plutôt dû éviter. 

 la sélection

Parution :
2012 et 2013
Edition :
ROBERT LAFFONT
Collection : R
Catégorie : Roman

Depuis que je rédige des chroniques ici, je n’ai accordé à mes lectures que des notes très convenables. Pas besoin de chercher bien loin l’explication : je ne prends pas beaucoup de risques dans ce domaine. Je ne suis pas du genre à acheter un livre pour sa couverture, il me faut avoir pris connaissance du résumé, chercher des avis sur internet, lire des chroniques, et m’assurer que j’en aurais pour mon argent. Bref, la phase de recherche est parfois aussi longue que ma lecture, mais ça fait partie du jeu. Cependant il y a quelques jours, je ne sais quelle révolution s’est opérée en moi, et je me suis lancée dans un livre sans avoir fait de recherche approfondie. Finalement j’ai fait ce que 90% des gens font : lisent la quatrième de couverture et sortent le chéquier !

Conclusion :

  • Je n’aurais peut-être pas dû changer mes habitudes…
  • Les personnages sont insupportables !
  • Le style d’écriture s’adresse aux ados.
  • J’me suis enfilée les tomes 1 et 2 en à peine 3 jours.

On est d’accord, le dernier point contraste vachement avec les trois premiers, non ? Laissez-moi vous expliquer, mais commençons par le commencement : cette quatrième de couverture qui m’a « piégée » :

 Elles sont trente-cinq jeunes filles : la "Sélection" s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le cœur du prince Maxon, l'héritier du trône. Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l'œil des caméras... Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés...

Une simple histoire de téléréalité dans un monde qui se relève péniblement de la 4ème guerre mondiale, qui cela pourrait-il bien intéresser ?.... ... moi. Non mais sérieusement, on mélange Cendrillon, Hunger Games, Love Story et nous y voilà. La fin semblait courue d’avance, mais j’ai plongé en essayant pour une fois de laisser mes préjugés au placard, et en me répétant « c’est divertissant ». Et effectivement, cet unique mot serait le plus apte à qualifier les deux livres de Keria Cass.  La plume de cette dernière est à mon avis encore à peaufiner. Son écriture n’a pas su retenir mon attention, ou m’émerveiller. On se laisse facilement porter par ses mots, par l’intrigue, mais à travers ces 700 pages je peux vous assurer que je n’ai pas appris un seul nouveau mot. Attention, je ne remets pas en causes toutes ses qualités rédactionnelles de l’auteure, mais cette trilogie aurait certainement plus sa place sur les étagères « ados » que sur la mienne « yong adults ».

À l’instar de l’écriture, le contenu de ces deux œuvres reste assez superficiel, et surtout ses personnages. En tant que lectrice, je n’ai ressenti quelconque sentiment de proximité avec l’héroïne, ni d’ailleurs avec aucun de ses proches.  J’avais l’impression d’être à des années-lumières des protagonistes : je n’arrivais pas à me les représenter, à les comprendre, à les apprécier ; en somme, à m’y attacher. Et pourtant, pourtant je me suis précipitée sur le second tome. Vous voyez, ce genre d’incompréhension, de comportement contradictoire et indécis ? Vous le décuplez et vous obtiendrez le personnage principal : America, une jeune fille qui passe le plus clair de son temps à changer d’avis ! Aspen, Maxon, Aspen, Maxon…… ? Les chapitres défilent aussi vite qu’elle retourne sa veste. Heureusement, l’ensemble est rattrapé par une intrigue politique qui progresse habilement. Au fil de l’histoire on en découvre un peu plus sur le passé du pays (les Etats-Unis après la troisième guerre mondiale), sur la dictature qui s’est mise en place malgré elle, sur la rébellion et sur les agissements troublants du roi.  Et je dois avouer que si je lis le tome 3 (oui, oui je le lirais à sa sortie) c’est en grande partie pour ce côté plus adulte et mystérieux de l’œuvre. J’en arrive même à espérer que la romance passera au second plan et qu’on aura un peu de suspense, de trahison et d’hémoglobine !

Note globale : 10/20 (c'est la moyenne déjà hein !)

Sephi'