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Édition : J'ai Lu

Collection : Promesses

Parution : 2010

Genre : Comédie, Romance

 
 Suite aux conseils avisés de Chi-Chi -et mes tentatives désespérées de trouver en français, une autre œuvre de Susan Elizabeth Phillips- je me suis lancée dans cette série, Les Chicago Stars, sans trop savoir ou j’avais mis les pieds. Au bout d’à peine 50 pages j’ai compris que j’avais mis les pieds dans du ciment en train de durcir - un effet pervers du plaisir ! - et dont je ne pouvais plus m’extraire !

 "Vous n'aimez pas le football, mademoiselle Somerville ? C'est bien dommage, car votre père vous a légué son équipe". Phoebe n'en revient pas. Elle, patronne des Chicago Stars ! Avec pour mission de gagner le prochain championnat, si elle veut toucher sa part d'héritage ! Ultime pied-de-nez de son père qui l'a toujours méprisée. Ce défi, Phoebe entend bien le relever, même si elle doit s'imposer à ces gaillards machos, à commencer par leur entraîneur, Dan Calebow. Le plus teigneux de tous. 

Phoebe Somerville, 33 ans, déteste son père depuis toujours, et pour cause… Je n’en dirais pas plus. Bref, elle a eu une enfance difficile qui l’a poussée à se transformer en Bimbo délurée : une blondasse sur-maquillée, en mini-jupe / décolté vulgaire / talons de 15cm, qui ne sort jamais sans son caniche… Vous voyez, le genre fille détestable qui fait retourner tous les hommes sur son passage ?
Malgré cette haine envers son défunt père, elle répond à ses dernières volontés : reprendre son club de Football, jusqu’à la fin du championnat. Mais elle déteste le football, et déteste encore plus qu’on lui donne des ordres ou lui dicte ce qu’elle doit faire. Et sous ses airs de femme superficielle se cache bien évidemment une femme intelligente au caractère bien trempé, ou devrais-je inondé ?

La voilà donc de retour à Chicago après plusieurs années d’absence, avec comme seul bagage une réputation de dévergondée et dont la presse locale n’a pas manqué de vanter les « exploits » passés. Ce n’est pas comme ça qu’elle va redorer l’image du club qu’elle a complètement laissé couler  pour se prendre des vacances, suite à la découverte de son « héritage ».
Mais Dan Calebow (et c’est là qu’arrive notre beau mâle sexy), le coach des Chicago Stars ne compte pas la laisser s’en tirer si facilement et lui met ses obligations sous le nez. Ancien célèbre Quarterback, il ne vit que pour la victoire de son équipe, et son égo est surdimensionné -tout comme d’autres parties plus intéressantes de sa personne, bah ouais il fait 1m90, vous pensiez à quoi ?-.

Comme vous vous en doutez, la rencontre entre nos deux héros ne va pas se faire sans dommage : ils ne connaissent pas mais se détestent déjà.

L’auteure nous emmène dans le monde du football américain, sans pour autant nous assommer de termes tactiques ou de « trucs de mecs ».
Le point fort de ce roman est son humour : j’ai du faire sursauter environ 156 fois le voisin par des éclats de rire incontrôlables. J’applaudis aussi la qualité de Susan Elizabeth Phillips à nous piéger : vous savez, comme dans les dramas, où on nous montre une scène imaginée par l’héroïne. On hallucine jusqu'à s’apercevoir que c’était juste un tour de son imagination débordante. Bon ici, ce n’est pas vraiment ce principe dont use l’auteure, mais son effet est globalement le même : on se sent rouler et on est planté là, bouche bée !

La romance reste le fil conducteur, même si l’interaction de nombreux et appréciables personnages secondaires vient étoffer l’histoire. Je pense surtout à Molly, la demi-sœur dont Phoebe va avoir la charge, et à Ron le directeur paumé du club.
Tous les personnages sont attachants ; j’ai suivi leur évolution avec grand intérêt et me ferai une joie de les retrouver dans les prochains tomes, pour certains.


Attention ce roman reste du divertissement, et dégouline de stéréotypes à l’américaine ! Si c’est une romance réaliste ou grande une leçon de vie que vous chercher, oubliez cette histoire… Mais si vous voulez rire et vous abreuver de répliques cinglantes, je ne peux que vous encourager à lire ce roman « maintenant ! » (Petit clin d’œil à celles qui ont déjà lu ce livre).

Au grand regret de mon voisin, je compte bien m’attaquer très prochainement au second tome de cette série, pour retrouver un joueur de l’équipe plutôt sexy, en tant que héros cette fois.

 

Note globale : 15/20

 Sephirotha