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Édition : Milady

Collection : Bit Lit

Parution : 2011

Classement : Bit Lit, Romance, Comédie

 

Il y a maintenant plusieurs mois, je vous avais vanté ici le premier tome d'une série de Bit-Lit humoristique. Dans l'introduction, je mentionnais l'ouvrage qui nous intéresse aujourd'hui en expliquant que j'avais été un peu déçue de ma lecture. Lors de cette plongée dans les aventures de Betsy, j'avoue que je n'étais pas vraiment d'humeur légère aussi je me suis dit que je devrais retenter ma chance, voir si finalement moi et madame Davidson, ce n'était pas seulement une première rencontre ratée :

À son réveil à la morgue, Betsy Taylor découvre qu'elle est un vampire. Même si sa nouvelle condition possède de nombreux avantages, elle a bien du mal à s'habituer à son régime à base de liquide. Et même si sa mère est ravie d'apprendre que la mort ne lui empêchera pas de lui rendre visite, ses nouveaux amis nocturnes, eux, ont la conviction ridicule qu'elle est la reine annoncée par la prophétie…

Ami lecteur, je vais te faire une petite confidence qui te fera peut-être lever les yeux au ciel -enfin si tu viens souvent ici, tu dois avoir l'habitude-. La première chose qui m'a fait marrer dans Vampire et célibataire c'est..........le second prénom de l'auteur. Oui, je sais, je suis désespérante. Parce que « Janice » me fait irrémédiablement penser au personnage secondaire de Friends :

 

Janice

 

Bon, maintenant que j'ai eu mon petit moment de « je m'appelle AlterVorace et je ne suis pas très saine d'esprit » passons au roman. Effectivement, ma première lecture était une occasion manquée. Je ne dis pas que le premier volume de Queen Betsy est à se taper le fondement par terre mais j'ai beaucoup apprécié cette évasion à la coloration parodique. Parce que franchement, ceux qui présentent ce bouquin comme un mélange de Bit-Lit et de chick-lit n'ont vraisemblablement aucune notion du concept d'ironie. Si l'auteur a écrit ce récit au premier degré alors moi je fais caca des lingots d'or -oui, oui, comme dans l'abominable conte-. Ce que nous offre madame Mary Janice -gloussements- Davidson, c'est une caricature d'héroïne de chick-lit. C'est franchement trop gros pour être autre chose. Notre attachante blonde est bavarde, évaporée, superficielle, célibataire et à côté de la plaque. Sa plus grande et seule passion : les chaussures. Toutes les chaussures de fillasses qui coûtent plus cher que la totalité des fringues de toute ma famille. Elle est assez conne pour nous faire rire mais suffisamment attachante pour qu'on l'apprécie. Donc madame Davidson a pris une caricature de chick, l'a extirpée de son monde de rendez-vous galants, de carrières au point mort et de séances shopping pour la propulser dans le monde de la bit-lit. Là aussi tout y est. Le vampire sexy et mys-té-ri-eux -oui oui détacher les syllabes fait tout-, le méchant roi des vampires dictateur et l'obscure prophétie. Chaque univers -celui de Betsy et celui des vampires- semblent camper sur ses positions et tout naturellement leur rencontre fait des étincelles. Tout ça est un peu cinglé. Ce n'est pas révolutionnaire, ce n'est pas le roman du siècle mais c'est amusant et on en redemande. C'est déjà bien, non ?

 

NOTE GLOBALE : 13 / 20