301 marches de Cordouan

Édition : Editions Sud Ouest

Parution : 2012

Classement : Témoignage

   Nouvelle participation à l'opération Masse Critique du site Babélio, j'ai cette fois reçu le livre de M. Eymond qui nous raconte sa vie de gardien du célèbre phare de Cordouan.

   « Le jour où Jean-Paul Eymond a posé les pieds sur le sol de Cordouan, en 1977, il en est tombé amoureux. En 2012, il a pris sa retraite et le métier de gardien de phare a disparu. En évoquant cette « drôle de vie », à laquelle il n'était pas du tout préparé et qu'il a mis de longues années à accepter, Jean-Paul Eymond livre un témoignage précieux sur sa profession. Ce récit autobiographique nous fait aussi partager l'intimité d'un phare en mer exceptionnel dans un environnement non moins exceptionnel, l'estuaire de la Gironde, le plus vaste d'Europe. Ce livre est un double hommage : l'hommage à un métier mythique, disparu avec l'automatisation des feux des 150 ouvrages français, et l'hommage au plus beau bâtiment jamais construit en mer. »

   Arrière petite-fille de marin, à demi bretonne et ayant passé la plupart de mes vacances dans cette région, les phares m'ont toujours fascinée. Je dois bien faire mon coming-out : petite, je voulais devenir gardienne de phare - encore maintenant j'aimerais bien aller m'isoler sur un phare, mais c'est plus pour éviter d'occire un de mes monstres qu'autre chose -. J'étais donc ravie de recevoir ce livre, qui allait m'en apprendre plus sur la vie de ces hommes dont le métier me faisait rêver - ben oui, il y a des petites filles qui rêvent de devenir instit, vétérinaire ou danseuse, moi je rêvais de m'enfermer dans un phare au milieu de la mer -. A la lecture de ce récit, j'ai été parfois perdue au milieu des explications sur la construction du phare qui constituent quand même la majorité du livre, et sont parfois un peu rébarbatives mais pas inintéressantes. J'aurais aimé avoir un peu plus de détails sur la vie des gardiens. Peut-être qu'il aurait été judicieux de diviser le livre en deux parties : une sur l'histoire du phare et l'autre sur le quotidien des gardiens, car sur ce point-là je suis un peu restée sur ma faim. La présence de photos est un vrai plus, les anecdotes sont agréables et j'ai apprécié de voir l'évolution des sentiments de M. Eymond pour le phare. La fascination à son arrivée, la haine lorsqu'il devait quitter sa femme et son bébé pour aller s'enfermer avec ses collègues à Cordouan, puis l'amour qui arrive progressivement. Parce qu'il l'aime son phare, et c'est pourquoi il fait tout pour le préserver et qu'il continue d'exister. Un récit un peu brouillon mais qui mérite d'être découvert et donne envie d'aller visiter le phare de Cordouan, monter ses 301 marches, sentir la mer et rêver.

   Note globale : 12,5/20

Ema