9782290320136FS

 

Édition : J'ai Lu

Parution : 2000 pour la traduction française

Classement : Roman

 

Toujours intéressée par la culture japonaise, je suis à l'affût des romans qui pourraient nourrir mon intérêt. Il y a longtemps, Ema avait lu cet ouvrage de Ruriko Pilgrim sans en garder un souvenir impérissable. J'avais envie de m'en faire ma propre opinion et la quatrième de couverture a fini par me convaincre de me plonger dans ce roman inspiré par la vie de la mère de l'auteur :

 travers quatre générations de femmes, ce roman retrace l'histoire du Japon au XXe siècle et la trajectoire conjointe de deux familles : les Miwa, grands notables, qui marieront leur fils Shintaro à la belle Ayako, l'aînée des Shirai, une famille plus modeste.

Ainsi, de la grand-mère, Kei, à sa petite-fille, Haruko, la plus délurée des trois filles d'Ayako, une lente révolution des meurs est en marche dans une société empreinte de traditions séculaires.
Pourtant de terribles événements menacent l'avenir du pays. Mais ni les guerres, ni la bombe atomique ne parviendront à effacer les sentiments qui unissent ces deux familles que l'Histoire a voulu séparer.

La saison des cerisiers en fleurs est une chronique familiale qui débute au début du XXe siècle avec les familles Miwa et Shirai. On s'attache au destin d'Ayako puis de sa fille Haruko. Les évènements sont denses et on survole beaucoup de choses. Ce n'est pas un roman flamboyant d'émotions mais un récit subtil du destin de ses héroïnes. La place de la femme dans le Japon de cette époque est celle de la soumission. Une femme appartient à son père, à son mari puis son fils prend le relais. Bien sur au cours des années, la situation évolue et les filles de Haruko jouissent d'une bien plus grande liberté. Certains passages sont assez difficiles, surtout ceux qui parlent de la seconde guerre mondiale.

Plus que l'aspect historique du roman, ce qui m'a plu, c'est l'aspect « culturel ». Le quotidien rigide régit par la tradition est admirablement décrit par Ruriko Pilgrim. Les mariages arrangés, l'éducation des filles, le poids de l'honneur, tout cela m'a proprement fascinée. J'aurai sans doute apprécié quelque chose de plus précis, de plus humain. Les sentiments d'Haruko sont parfois trop survolés et beaucoup de choses sont suggérées sans être jamais vraiment écrite.

Je ne me suis pas vraiment ennuyée mais ce roman, très intéressant, vaut peut-être plus d'un point de vu « anthropologie littéraire » que romanesque. D'ailleurs, cet aspect n'est pas surprenant quand l'on sait que Ruriko Pilgrim est justement anthropologue. Un ouvrage à conseiller à ceux qui s'intéressent à l'histoire de la femme dans le Japon du XXième siècle.

 

NOTE GLOBALE : 13 / 20