9782822502030

 

Edit du 01 mai : un entretien avec l'illustratrice a été inclus dans l'artcicle ! Merci encore à elle !

Édition : Editions Kirographaires

Parution : 2012

Classement : Jeunesse

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Inscrite sur le formidable site Les Agents Littéraires, j'ai eu le plaisir de recevoir un livre pour les enfants de 3-7 ans. La présentation de l'éditeur m'avait vraiment donnée envie de lire l'ouvrage :

Pince-moi je rêve… Aujourd’hui Titouan, Marin, Laura, Shiro, Elrohir et même le Prince Saute-au-Pin ont toutes les raisons de se lever avec le sourire ! Derrière les volets, il fait soleil et on dirait bien qu’une sacrée journée les appelle. Pourtant, pas de loups à la descente du lit… ni de groseilles pour faire grincer les dents au petit-déjeuner… C’est certain, si les surprises attendent, elles sont juste derrière la porte ! Alors vous êtes prêts ? En route pour l’aventure ?

C'est donc d'un recueil d'histoires, sept pour être exacte, qu'il s'agit. J'ai commencé à le lire le soir à mes enfants et cette lecture est toujours en cours mais j'avoue que je n'ai pas tenu et qu'il a fallu que je dévore la suite, seule, rien que pour moi.

Le livre d'Elodie Sauvage contient des textes très variés sur le fond. Au fil des pages, nous pouvons croiser une petite Laura fascinée par les vieux objets, un petit garçon qui veut sauver son village de la noirceur d'usines de charbon ou encore un prince amateur de cirque. Si les personnages sont d'une grande diversité, c'est aussi la forme qui m'a enchantée et qui fait l'originalité d'Histoires sans loups et sans groseilles. La poésie est très présente tout au long du livre, que ce soit dans les choix narratifs -Shiro et le passeurs d'orages particulièrement- ou dans le style. Madame Sauvage sait jouer avec les mots et les sons. Je dirais que ce livre est avant tout à lire à voix haute tellement les phrases sont musicales. L'humour, très présent, et les jeux de mots ont enchanté ma fille aînée et j'avoue que j'ai moi aussi beaucoup apprécié cet aspect de l'écriture. Les dialogues sont tellement poétiques qu'ils font presque penser à des comptines.

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Concernant les thèmes abordés par l'auteur, certains sont récurrents tout au long de l'ouvrage. Ainsi la nature et l'écologie sont centrales dans La mission d'Elrohir et Marin et les touristes. Ces deux histoires sont d'ailleurs un peu support pour aborder pas mal de questions avec de jeunes enfants tels que les ressources naturels, la pollution... Quant aux jeux de mots et à la dimension poétique, ils sont particulièrement présents dans Titouan et le dessous des tartes et Ulrich le pois chiche qui sont très drôles. Si les contes dont je parle au dessus m'ont vraiment amusée, j'ai été émue par le premier de l'ouvrage de madame Sauvage : La maison de Léocadie. L'héroïne est Laura, une petite fille qui trouve mille rêve et plein de poésie dans de vieux objets récupérés pour un vide grenier. Le rapport au bonheur, au rêve, au passé, j'ai trouvé ce texte vraiment beau et poétique.

Comme vous pouvez le constatez, dans Histoires sans loups et sans groseilles, nous sommes loin des contes classiques que l'on peut trouver par centaines sur les rayons jeunesse des bibliothèque. A part peut-être pour Le Prince Saute-au-Pin qui se rapproche plus du schéma habituel mais toujours avec un humour vif et pas mal de jeux de mots .Enfin, je ne pouvais parler de cet ouvrage sans mentionner Shiro et le passeur d'orages, ce conte ayant reçu un prix en 2007.

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Comme vous avez pu le constater, ami lecteur, je n'ai pas été déçue par les textes d'Elodie Sauvage. Pourtant l'ouvrage qui nous intéresse vaut autant par les contes que par les excellentes illustrations de Broll & Prascida. Chacune de ces dernières accompagne très bien l'histoire qui nous est contée. Les dessins fourmillent de détails à découvrir et surtout à commenter avec les enfants. Je ne connais pas grand chose en ce domaine mais j'ai vraiment été sensible au travail de l'artiste.

Note globale : 16 / 20


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Suite à cette lecture si agréable, j'ai en envie d'en savoir plus sur Elodie Sauvage et sur Broll & Prascida... Prenant mon courage à deux mains, j'ai eu l'audace de les contacter et elles ont eu la gentillesse de bien vouloir répondre à quelques questions...

 

Entretien avec l'auteur, Elodie Sauvage

"Quand elle était petite, elle attendait le lundi soir. Elle s’asseyait sur la ligne tracée au sol dans sa classe et écoutait l’histoire de celle à qui elle voulait ressembler plus tard, sa mamie conteuse. Depuis, elle a grandi, soufflé 23 bougies et elle a, à son tour, raconté des histoires. Des contes, des nouvelles, des courts-métrages, quelques mensonges... Et elle a fini par prêter ses crayons à l’exercice publicitaire. Elle est de bonne humeur, optimiste et avec ces nombreux projets, persuadée comme Oscar Wilde, «d’avoir trouvé un rêve assez grand pour ne pas le perdre de vue en le poursuivant."


AlterVorace : Tout d'abord merci de bien répondre à quelques questions pour le blog. Commençons par quelques questions d'ordres générales :

Tout d'abord, une question un peu bête mais pourquoi écrire pour la jeunesse ?

Elodie : Parce que les histoires pour les enfants sont pleines de malice ! On croit lire une histoire toute simple et en fait, le sens peut dépasser des années de connaissances ! Je pense ici aux contes classiques qui se sont frayés un chemin jusque dans les moindres recoins de notre mémoire collective…

J’aime aussi beaucoup la musique des histoires pour les enfants… le vocabulaire, les dialogues, le rythme des phrases… La voix des conteuses… C’est un vrai régal !

Et puis je crois aussi que la petite Elodie a survécu ! J’ai toujours aimé faire des farces, me déguiser et pour moi, c’est une manière d’écrire très naturelle.

 

Est-ce que des auteurs particuliers, pour la jeunesse ou non, ont motivé votre goût pour l'écriture ?

Oui ! Et notamment tous ceux qui ont été repris par la collection « Il était une fois » que je retrouvais chez mes grands-parents. Il y avait des histoires de princes et de princesses, de méchantes sorcières et de gentils génies… et comme une cassette accompagnait le livret… au dring, il fallait tourner la page. Je suis sûre que je me rappelle de toutes les histoires ! Mais celles qui me viennent spontanément à l’esprit et que j’aime encore beaucoup sont la chemise de la trisaïeule, blanche rose et rose rouge de Grimm…

Et il y avait des histoires qui me faisaient pleurer, comme le prince heureux et le géant égoïste d’Oscar Wilde…

Ensuite, je n’ai pas arrêté de lire… Je retournais toutes les brocantes pour trouver les Alice de la bibliothèque verte par Caroline Quinn et je crois que toute la pile doit maintenant me dépasser ! Je lisais aussi beaucoup de J’aime lire, des histoires vraies, les belles histoires… et pas mal de romans qui se passaient à Versailles, parce que j’avais une réelle passion pour les châteaux !

J’ai d’ailleurs compris il n’y a pas très longtemps que les deux passions qui m’avaient tiraillées tout au long de mes études étaient finalement liées… J’aime l’Histoire avec un grand H et c’est pour ça que j’ai fait visiter des châteaux et puis j’aime les petites histoires, les mots, le français… A chaque fois, c’est pareil, on voyage… On entre dans un univers, on se projette dans la peau d’un personnage, on imagine et on se prend à vivre autre chose… à rêver.

 

Continuons avec la lecture, quelle genre de lectrice êtes-vous ? Qu'aimez-vous lire ?

J’ai été une très grande lectrice et à la fin de ma prépa littéraire, bizarrement, j’ai presque totalement arrêté de lire… Le vase était trop plein ! Maintenant je me définirais comme une lectrice occasionnelle, dilettante, mais très impulsive ! Je suis capable de ne rien lire de plusieurs mois et puis de me jeter d’un coup sur l’intégralité de l’œuvre d’Albert Londres, ou sur celle de James Barrie que j’aime beaucoup… Il suffit aussi que je me pique d’une passion quelconque pour dévorer plusieurs ouvrages sur le sujet. Le dernier en date, l’expansion des légumes dans le monde!

C’est bien ça… Je délaisse un peu les fictions et je préfère lire pour apprendre...

Seule exception à la règle, les contes de Jorge Bucay et le Petit Prince de St Exupéry dans lesquels je me replonge souvent.

 

Parlons un peu du livre qui nous intéresse aujourd'hui, Histoires sans loups et sans groseilles. L'ouvrage réunit sept histoires. Comment en êtes-vous venu à vous attacher à ce format, les histoires, un peu particulier ?

J’ai écris ces histoires quand j’avais 17-18 ans… Je commençais à accumuler pas mal de choses à dire ! Du coup j’ai commencé par écrire une histoire qui me tenait à cœur, plus d’autres que je voulais dédier à quelqu’un… En fait, la plupart de ces histoires m’ont aidée à transmettre un message et même s’il n’est pas apparent pour les autres, je sais qu’il existe !

Shiro et le passeur d’orages est d’ailleurs l’histoire la plus personnelle et l’écrire m’a vraiment apaisée…

A l’époque, je ne savais pas qu’elles seraient publiées, je les voyais plus comme des identités distinctes… Et puis quand les éditions Kirographaires m’ont proposé de les publier, je me suis dit qu’elles pouvaient faire corps dans un recueil. J’aime bien l’idée que les thèmes ou les niveaux de lecture soient confondus… Je me rappelle ainsi avoir eu des livres qui m’ont accompagnés longtemps parce que justement, toutes les histoires n’étaient pas faites pour mon âge…

Avec ce format, on peut lire tout seul certaines histoires, en partager d’autres avec son petit frère ou sa petite sœur, ou avoir besoin de sa maman ou de son papa pour en comprendre d’autres !

Ce que j’aime surtout dans ces histoires, c’est de ne pas avoir été à la facilité… Je ne pense pas que les histoires pour les enfants doivent forcément être simples avec un vocabulaire basique…

Quand j’étais petite, j’adorais tomber sur des mots que je ne connaissais pas… Je les trouvais beaux, j’écoutais leur musique et j’essayais vraiment d’en découvrir le sens ! Et puis, je finissais pas en demander le sens à ma maman, ou bien j’allais chercher dans le dictionnaire... A chaque fois, je me souvenais du mot et je me sentais initiée, presque riche d’un trésor supplémentaire !

Les histoires uniquement écrites pour les bébés ne me font pas rêver… J’ai besoin de jolies phrases, de rythme, de poésie…

 

L'humour est très présent, avec des jeux mots et une sonorité très poétique, dans vos textes. Est-ce un aspect important pour vous ? Travaillez-vous beaucoup cet dimension de vos écrits ?

 

Voilà nous y sommes ! J’adore effectivement jouer avec les mots et avoir des phrases qui tombent bien, comme le pli d’une nappe sur la table !

Parfois, j’ai l’impression qu’écrire réunit un peu tous les corps de métier… L’histoire mûrit dans un coin de la tête comme sur les plans d’un architecte, ensuite les cloisons sont montées pour tenir la structure et enfin c’est le chef déco qui s’amuse ! Pour moi, manier les mots, c’est un travail d’orfèvre. Il faut trouver les bonnes combinaisons, être précis, trouver le mot qui trouvera sa place sans gêner les autres… Et pour ça le français est vraiment une carrière aux gisements gigantesques!

En tout cas, lorsque j’écris, ça va généralement très vite… Je prends le wagon, le fil conducteur et je le dévide jusqu’à ce que la musique s’arrête. Généralement, je ne peux pas m’arrêter avant les trois quarts de l’histoire, au risque de perdre l’ambiance ! ça vaut pour les contes mais pour tout le reste aussi, roman, nouvelles, scénario…

Je sais à peu près ou je veux arriver, mais entre c’est comme si j’étais au cinéma ! Je me laisse porter et je découvre des personnages au fur à mesure… Ils m’embarquent au passage et je dois courir un peu pour suivre tout le monde ! Généralement, j’ai un peu mal au cou après ce sprint !

Finalement, je ne travaille pas vraiment le texte… parce que je suis du genre fougueuse et impulsive! En fait, relire est une véritable épreuve ! Une fois sur deux, je pourrais expédier tout mon texte à la poubelle, mais ma cousine veille au grain… Elle sauvegarde une version et me fait part de ses remarques pour que je puisse un peu corriger les travers de la passion !

 

La nature et l'écologie sont des thèmes présents plusieurs fois dans votre livre, notamment avec l'histoire d'Elrohir et celle de Titouan. Ces thèmes sont-ils important pour vous et pourquoi ?

C’est vrai ! Ce thème a été le moteur de plusieurs histoires ! Tout ça parce que c’est vraiment quelque chose qui peut me prendre aux tripes… Je crois que la mission d’Elrohir a été le premier conte que j’ai écris… J’habitais dans un village qui était à mes yeux splendide. Mes fenêtres de chambre ouvraient sur de grands champs de colza, il y avait de grands arbres un peu partout pour border les routes… Et puis soudain, tout a changé !

J’avais dix ans environ quand les pelleteuses sont venues grignoter les prés et les recoins de campagne. ça m’a sincèrement rendue malade ! Je me souviens avoir pleuré dans mon lit comme Elrohir et avoir été très en colère contre le maire de ma commune. C’est simple, je le détestais ! Mais quand on a dix ans, que peut-on faire ? Je lui ai donc écris une lettre remplie d’arguments et d’innocence… mais malheureusement, ma première lettre officielle n’a pas dépassé la porte de ma maison ! Ma mère n’a pas envoyé ma lettre et j’ai su plus tard, qu’elle coulait des jours heureux dans un tiroir…

Ecrire m’avait un peu soulagée, rendue moins impuissante, mais j’ai traîné cette rancœur encore longtemps. A chaque nouveau lotissement ou immeuble naissant, je repartais en guerre ! Tous mes amis qui m’ont bien connue au lycée pourraient en témoigner ! Mon potentiel à râler ou à m’énerver allait en exponentiel avec la superficie dévastée… J’ai donc voulu jouer aux marionnettistes et j’ai écris l’histoire de Marin ou d’Elrohir pour me calmer en retournant la situation !

Je n’ai malheureusement pas anticipé tous les désastres! La maison de Léocadie appartenait par exemple à une amie de mes grands-parents, qui s’appelait Reine et allait sur ses cent ans… Malheureusement, vous ne trouverez plus ce petit château trônant sur son jardin, mais caché par des immeubles qui sont ces jours-ci en train de transpercer le sol…

Parler de ces histoires aux enfants me conforte donc ans l’idée que quelque uns s’attacheront peut-être à la beauté de la nature… qu’ils seront sensibles à l’écologie et prêts à faire les bons gestes pour sauver la planète, à leur échelle.

Et ce ne sont pas les combats qui manquent ! Je suis désolée de voir que tout le monde semble déjà avoir oublié Fukushima, les projets de fracturations hydrauliques ou bien tout ce qui menace partout dans le monde, la vie et richesse de notre planète.

 

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Au long de ma lecture, je n'ai pu m'empêcher de remarqué que les noms de personnages sont issus de cultures très différentes : Shiro, Titouan, Marin, Laura, Ulrich... Il y a une raison particulière à cela ? Comment choisissez-vous ce genre de choses ?

Bien souvent, je ne sais pas comment je définis les noms de mes personnages ! Ils ne font pas toujours partis de mes noms préférés mais c’est comme ça, ils vont à mes personnages et je sens qu’ils ne pourraient pas s’appeler autrement !

Ensuite, je pioche mon inspiration dans les prénoms qui se sont un jour nichés dans mon oreille !

Léocadie était le prénom de la mère de Gilbert Bécaud, Shiro signfie le 4ème en japonais, comme sa place dans la fratrie… Wago se glisse lui dans un prénom qui veut dire harmonie… et Vitaline était le prénom d’une des tantes de mon arrière grand-mère !

Quant à ma grand-mère, elle me surnommait Saute-au-Pin quand je faisais des claquettes !

Et puis comme vous l’avez souligné, j’aime bien l’idée que mes personnages appartiennent à des cultures différentes ! Leurs noms créent à eux seuls un univers, délimitent des frontières, une époque… et nous invitent à voyager ! Ce serait d’ailleurs assez marrant de tous les faire vivre dans une histoire… Je me demande bien ce que ça pourrait donner !

 

Enfin, de manière personnelle, j'ai beaucoup apprécié les illustrations de Broll & Prascida. Comment s'est décidée et a eu lieu votre collaboration ?

Je suis d’accord avec vous, les dessins de Broll & Prascida sont absolument remarquables, précieux de détails et d’onirisme ! J’ai rencontré Anne-Charlotte quand nous travaillions toutes les deux en agence de publicité. Elle a pris son envol un an avant moi et s’est installée comme illustratrice ! Je vous invite d’ailleurs vivement à aller voir son site !

 

Quand le moment est venu d’illustrer le livre, Manu, un ami commun m’a fait de nouveau penser à elle et nous a mises en contact. J’en profite d’ailleurs pour le remercier de nouveau !

 

Ensuite, Anne-Charlotte a lu les histoires et nous avons discuté de quels passages elle pouvait illustrer. Elle a alors inventé ces sept compositions et j’ai adhéré tout de suite à ses propositions ! C’était assez excitant de voir une image accompagner un texte…

 

En réalité, c’est le dessin de couverture qui a été le plus dur à définir ! Il fallait trouver quelque chose qui soit dynamique, qui représente tout le livre sans mettre forcément une histoire en avant … et puis il fallait que ça puisse plaire aux garçons et aux filles !

Anne-Charlotte s’en est merveilleusement bien tirée, et je la remercie encore très vivement pour son talent et sa générosité d’efforts… 

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Et puis vous avez dû remarquer, les images ne sont pas à l’orée des histoires mais glissées au hasard, comme des pépites que l’on peut trouver ! Cela laisse donc à nos petits lecteurs, le temps de se bâtir leur propre imaginaire, et d’en découvrir un nouveau… fraichement ciselé !

 

Entretien avec Broll & Prascida

 

Si elle a choisi Broll & Prascida comme nom d’artiste, c’est parce que ces deux mots sortent tout droit de l’imaginaire d’un petit garçon de deux ans. Deux mots qui ne veulent rien dire dans un monde réel, mais qui peuvent tout dire si on laisse parler son imagination ! Et c’est bien cela qu'elle aime... Créer des images qui fourmillent de détails, de matières, de motifs. Elle aime danser entre la réalité qui nous entoure et un imaginaire parfois surréaliste. Après des études de communication visuelle à l’ENSAAMA Olivier de Serres suivies de trois années dans la publicité, elle a enfin sauté le pas pour se lancer dans l’illustration.

 

 

 

Tout d'abord une question sans doute un peu bateau mais comment en êtes-vous venue à l'illustration ?

 

Je dessine depuis toute petite. Après des études en arts appliqués (Olivier de Serres) je me suis orientée vers la Direction Artistique en agence de publicité, avant de me rendre compte que le dessin me manquait, et de me lancer dans le métier d'illustratrice, il y a 1 an et demi. 

 

 

 

Est-ce que des artistes ont motivé votre goût pour l'illustration ?

 

Marc Boutavant, James Jean, Rebecca Dautremer, Nicoletta Ceccoli, Emmanuelle Houdart, Pénélope Bagieu, les Jeanclode, McBess, Bastien Vivès et Moebius sont des artistes que j'aime et que je suis particulièrement. Leur travail est très inspirant. Que ce soit de la BD, de l'illustration jeunesse, de l'illustration tout court, tous ces univers et écritures sont passionnantes. Les grands "Maîtres" de la peinture et du dessin sont également une source d'inspiration inépuisable.

 

 

 

Qu'est-ce qui vous a amené à illustrer Histoires sans loups et sans groseilles ?

 

Elodie a parfaitement conté ce chapitre !

 

 

 

Je me suis toujours demandée comment on choisissait quelle élément de l'histoire on mettait en image, ce genre de chose... Alors, comment procédez-vous pour illustrer une histoire ?

 

Elodie m'a laissée très libre sur la scène que je souhaitais mettre en avant. J'ai lu chaque conte avec attention, et j'ai cherché à synthétiser l'essence de l'histoire sans en dévoiler trop... Je voulais des images intéressantes, pleines de détails et de clins d'œil, que chaque enfant pourrait s'approprier. Ce que je préférais lorsque j'étais enfant, c'était me plonger dans l'image et imaginer ma propre histoire avant de lire celle de l'auteur !

 

 

 

Quels souvenirs garderez-vous de cette aventure et de votre collaboration avec Elodie Sauvage ?

 

Si toutes les collaborations pouvaient se passer comme celle ci ce serait fantastique! Je remercie encore Elodie de m'avoir permise de participer à ce projet !

 

 

Enfin, quels sont les projets qui vous occupent actuellement ?

 

Je travaille essentiellement sur des projets pour la publicité, et quand j'ai un peu de temps je travaille sur des séries personnelles pour nourrir mon univers. Cette aventure était une chouette parenthèse dans l'univers de la jeunesse que j'apprécie tant !

 

 

Merci à Elodie Sauvage et Broll & Prascida pour leur collaboration, aux Editions Kirographaires et au site des Agents littéraires. Vous pouvez retrouver le formidable travail de Broll & Prascida en vous promenant ici.