1106-succubus1

 

Édition : Milady

Parution : 2011

Classement : fantasy urban / Bit-lit

 

Tu dois savoir, ami lecteur, que depuis mes déceptions avec Anita Blake – genre je n'ai plus lu de Bit-lit et autres pendant au moins 15 jours ! - je suis frénétiquement à la recherche d'une autre saga à aduler. Si j'apprécie Mercy et Cat, elles ne sont tout de même pas tout à fait à la hauteur de ma quête. C'est comme cela -au cours de mes recherches désespérées – que je suis tombée sur la quatrième de couverture de Succubus blues :

Libraire le jour, succube la nuit.

C’est la vie de Georgina Kincaid, un démon dans un corps de femme. A priori, un destin plutôt sympa : la jeunesse éternelle, la séduction absolue… mais impossible de décrocher un rencard sans mettre en péril l’âme de l’heureux élu. Heureusement que son travail de libraire la passionne…
Et son activité nocturne la tient bien occupée aussi : quelqu’un s’est mis à jouer les justiciers parmi les anges et les démons, et Georgina est jetée au coeur de la tourmente. Ses sortilèges sexy et sa langue bien pendue lui permettront-ils de s’en sortir ?

Et bien je dois dire que cela faisait bien longtemps que je n'avais pas autant apprécié le premier tome de ce genre de saga. J'ai trouvé que le personnage féminin Georgina -c'est quoi ce prénom ?- avait un vrai intérêt. Nous sommes loin de la guerrière sans pitié ou de l'innocente plongée dans les ténèbres, ici nous avons une vraie héroïne, avec des peurs, des complexités, des manquements. La mythologie fort intéressante nous est présenté avec un peu de subtilité et l'auteur nous épargne des premiers chapitres démonstratifs pour nous peindre le monde en question. Georgina est une succube, elle couchent avec des hommes et leur volent un peu -ou beaucoup- leurs âmes. Mais elle semble ne pas aimer cela, cette obligation inhérente à un pacte passé jadis. La jeune femme ne peut donc pas s'intéresser sincèrement et amoureusement à un mortel, un simple baiser lui prendrait quelque chose. Alors elle passe son temps avec ses amis et à travailler dans une librairie. De plus, malgré sa nature profondément sexuelle -c'est une succube rappelle-toi- le récit nous épargne le sexe facile et répétitif -bonjour Merry Gentry !- La trame de ce premier opus -un meurtrier en série- est franchement sympa et réserve une ou deux surprises. Quant au côté sentimental du roman, j'ai été contente de ne pas savoir où l'auteur nous mènerait au fil des pages. Les prétendants de Georgina ne sont pas seulement des BBM -bonjour Suny-, déjà ils sont humains et sont donc criblés d'imperfections. Ne t'inquiète tout de même pas, amie lectrice en quête d'image littéraire pour alimenter tes fantasmes, je suis presque certaine que tu trouveras (comme moi) ton bonheur parmi les personnages de Succubus Blues.

Une chouette découverte donc, sans de grosses fausses notes, avec à l'arrivée une seule vrai question que me taraude : comment vais-je pouvoir tenir en attendant de me procurer la suite ?

 

NOTE GLOBALE : 14 / 20