un traître à notre goût

Édition : Points

Parution : avril 2012

Classement : Policier/Espionnage

   J'ai lu ce livre dans le cadre de l'opération Masse critique spéciale du site Babélio, décidément je suis gâtée ! Je tenais donc à les remercier, ainsi que les éditions Points pour m'avoir permis de lire ce livre, car je ne suis pas sûre que mon choix se serait porté sur ce roman de John Le Carré.

   « Ils voulaient simplement faire une partie de tennis. Gail et Perry, jeune couple anglais en vacances dans les Caraïbes, échangent quelques balles avec d'autres vacanciers, les Dima, une banale famille russe. Invités à leur soirée, ils deviennent malgré eux des émissaires de la mafia. Les services secrets anglais sont çà leurs trousses. Pour s'en sortir, Perry n'a qu'une solution : devenir espion. »

   Honnêtement, j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire pendant environ cent pages, il ne se passe pas grand chose à mon goût, à part le fait que Perry et Gail racontent leurs vacances – et donc leur rencontre avec la famille Dima – à deux agents des services secrets britanniques. Dima est donc un gros bonnet de la mafia russe, un blanchisseur d'argent pour être exacte. Mais il y a un nouveau « chef » qui a fait exécuter son ami Misha. Dima, sentant qu'il est le prochain sur la liste, décide de trahir ses frères mafieux en les dénonçant aux services secrets en échange d'une protection pour lui et sa famille, ainsi que les enfants de Misha dont il s'occupe désormais. Il choisit donc comme émissaire, Perry, un jeune professeur anglais, qu'il rencontre à Antigua. Perry se prend d'affection pour l'ours russe et contacte alors les services secrets pour faire passer le message de Dima et exposer ses exigences en échange de toutes les informations qu'il possède. Notre jeune couple est alors embarqué à Paris, puis à Berne – en Suisse – pour prendre part au « sauvetage » de Dima et sa famille.

   Bien plus que l'histoire d'espionnage, j'ai particulièrement aimé les personnages. Dima, le plus grand blanchisseur d'argent, ancré dans la tradition des vory avec son passé plus que douloureux. Sa femme, Tamara qui a été tellement torturée qu'elle en a perdu la tête. Sa fille Natasha, qu'il a eu avec une autre femme, tellement belle et pourtant si naïve. Ses jumeaux adolescents, un peu barrés. Les filles de Misha, si innocentes et tristes. Perry et Gail qui vont se lier d'amitié avec cette famille russe un peu étrange et tout faire pour qu'ils puissent être libres et en sécurité. J'ai aimé ce côté humain et c'est ce qui me laisse un bon souvenir de ce roman. Je n'ai pas été très emballée par le côté espionnage, même si les recherches de l'auteur sont très bien menées, par contre la fin m'a laissé un goût amer et m'a vraiment surprise, mais en y repensant, je la trouve vraiment parfaite pour le contexte.

   Une vraie découverte pour moi, donc, et je pense que je lirais à nouveau John Le Carré, car j'ai beaucoup aimé son style.

   NOTE GLOBALE : 13/ 20

Ema