Avalon-High

 

Tout a commencé le 15 février 2012 lors d'une chronique estampillée Romance Pourrie sur un ouvrage de Meg Cabot Avalon High. Tout se déroulait parfaitement quand, dans les commentaires, ClaireM nous informait que l'ouvrage avait été adapté en téléfilm. Notre monomanie nous a poussé -Ema, OmniVorace et moi-même- à nous intéresser de -trop ?- près à cette information. Dans la même journée, l'objet était sur le disque dur de ma collègue Ema. Voilà comment nous nous sommes tous retrouvés en mars -mon homme en plus, le pôvre- pour une soirée Clearasil® -pour te dire comme on est des fous Ema avait emmené un pack de....Cacolac, ouais, je sais-.

Nous avons donc regarder Avalon High. Je vais un peu te situer tout ça, c'est un téléfilm de la collection des Disney Channel Original Movies, donc destiné à être diffusé sur les chaînes Disney Channel. Il date du mois de février 2011 et c'est Britt Robertson qui tient le rôle vedette. La pôvresse va devenir une habituée de nos chroniques décapantes de méchanceté car nous l'avions déjà rencontrée dans le pilote de la série Secret Circle. Avec toutes ces informations, nous savions donc que la soirée serait placée sous le signe de la Clearasil® attitude. Je me disais que si l'adaptation du roman était fidèle, le téléfilm serait ennuyeux et fade mais supportable. Sauf que les scénaristes étaient visiblement sous l'emprise de narcotiques : ils ont donc pris ce bouquin pas terrible et se sont dit Mais comment faire pour rendre le téléfilm encore plus lamentable ? Que faire pour passer du récit pour jeunes filles en fleurs à une amourette qui sombre dans le ridicule ? Je dois dire que les responsables ont parfaitement réussis leur coup. C'est nullissime. Nous avons eu beaucoup de mal à rester un minimum concentrés devant cette daube et je savais que cet article allait me demander pas mal d'effort. Franchement tout ça reste un peu vague dans mon esprit, comme après une grosse cuite. De Meg Cabot, Disney a conservé la jeune fille un peu fadasse, le beaugosse joueur de foot, la pompom girl et le méchant à tête à claques. Mais comme si cela ne suffisait pas z'ont rajouté encore plus de conneries : genre le pote affligé de visions pourries, une faille spatio-temporelle où se déroulent des batailles ridicules en armures, un livre avec deux pages collées que c'est un mystérieux secret qui y est écrit dessus et un méchant qui finalement est tout mou du genou à l'intérieur. Et surtout nous avons le droit à une Arthur en jupons aussi crédible que Lindsay Lohan se mettant à nous parler de la critique de la scolastique dans l'univers Rabelaisien.


Avec tout ça, nous avons passé notre temps à dire des bêtises et à regarder notre montre en buvant du Cacolac. Et au terme de cette soirée Clearasil®, une conclusion s'impose avec force et vigueur : nous éviterons à l'avenir tout ce qui a été diffusé sur une des chaînes Disney. Parce que bon même Weng-Weng c'est vachement mieux...