vamp in love

Édition : Fleuve noir

Parution : juin 2009

Classement : Bit-lit – avec un peu de chick lit dedans

   Quand je suis tombé sur ce livre, je me suis dit « chouette un culture pourrie en vue !! » Et au final, je ne l'ai pas trouvé assez pourri pour figurer dans cette catégorie. Alors, je vous préviens d'avance, ce n'est pas – et de très loin – le roman du siècle, l'héroïne est une acheteuse compulsive superficielle et un peu tête à claques sur les bords, mais je me suis bien marée quand même.

   « Je me présente : comtesse Lilliana Arabella Guinevere du Marchette, mais appelez-moi Lil. Je suis une vampirette de 500 ans addict aux cosmétiques et dont la garde-robe est garnie pour... l'éternité. Mon genre d'hommes ? Plutôt Brad Pitt que Marylin Manson. Le noir ? Très peu pour moi merci. Question alimentation, je ne suis pas du genre à rôder dans les rues pour mordre mes victimes (sauf s'il s'agit de beaux garçons consentants), je préfère boire le sang dans un verre à cocktail. Dernier détail : je suis une incorrigible romantique ! D'où l'idée de lancer une agence de rencontres ; bon moyen de joindre l’utile (combler un gouffre financier d'acheteuse compulsive) à l'agréable (permettre à des humains, vampires et garous esseulés de trouver l'âme sœur), et surtout d'échapper à l'entreprise familiale. Ainsi naît Vamp'n'Love. Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, un vampire-chasseur-de-primes sur les traces d'un tueur en série s'est présenté à l'agence. Son allure, son odeur... terriblement sexy ! Seulement c'est un « mordu » et non un vampire de naissance. Impossible dans ces conditions d'envisager quoi que ce soit. Mais bon, il arrive parfois qu'on se laisse emporter par ses bas instincts... »

   On fait donc la connaissance de Lil Marchette, vampirette au cœur rempli de pétales de roses – voui je me mets au même niveau – qui a décidé de monter une agence de rencontres pour échapper à l'entreprise de photocopies de son père, parce que... Ben parce qu'ils ont des uniformes vert pomme, couleur désastreuse pour son teint – si si c'est une vraie raison pour elle – et puis pour échapper un peu à ses parents qui n'ont qu'une chose en tête : la caser avec un vampire héréditaire – un « le Comte est bon » comme elle les appelle – pour faire plein de bébés vampires. Oui parce qu'ici, les vampires héréditaires se reproduisent, contrairement aux vampires « mordus ». Bref, on suit donc les aventures de Lil qui galère un peu à faire connaître son agence, elle va tomber par hasard sur Francis, un vampire héréditaire mal fagoté, maladroit et qui rougit dès qu'une femme lui adresse la parole – on passe donc son tour côté vampire charismatique. Notre vampirette arrive donc à refiler un package complet à Francis, comprenant relooking, conseils en attitude... Parallèlement, ses parents invitent des vampires mâles à leurs réunions de famille dominicales en espérant qu'elle trouve quelqu'un qui lui convienne. Bien sûr tout ces prétendants ne sont pas à son goût, surtout depuis qu'elle a rencontré Ty Bonner – c'est quoi ce nom ? - un vampire mordu ultra sexy – selon elle, parce qu'en vrai il n'a rien de très affolant – qui est à la recherche d'un tueur en série et qui est venu à son agence pour lui demander d'ouvrir l’œil si jamais elle repérait un client suspect. Bien évidemment, comme elle est célibataire depuis trèèèèèès longtemps, elle fantasme à mort sur Ty :

   « Le spectacle de Ty quittant mon bureau était l'un des plus beaux qui m'avaient été donnés de voir depuis un bon moment. Belle paire de fesses bien fermes. Cuisses puissantes. Large carrure. Viens voir maman ! »

   « L'intrigue » du tueur en série n'en est pas vraiment une, car le tueur est vraiment facile à démasquer. Alors je suis sûre que tu pense que j'ai fondu un boulon pour avoir apprécié – c'est un bien grand mot, en vrai, je n'ai pas détesté – ce roman. Ce qui l'a sauvé d'un culture pourri c'est les touches d'humour qu'on trouve dans le livre. Par exemple, la voisine de ses parents, qui est une femelle garou est « présidente de la SPA – ou Société des Prédatrices à Poil, une communauté exclusivement composées de loups-garous du sexe féminin, nudistes militantes. ».

   En gros, si vous avez envie d'un roman qui ne se prend pas la tête, avec des vampires pas sexy, lisez-le. Sinon c'est pas vraiment obligatoire, d'ailleurs, pas sûr que je lise la suite, sauf si je n'ai plus rien d'autre à lire.

    NOTE GLOBALE : 9,5/ 20

Ema