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Si tu es un habitué ami lecteur, tu te rappelle peut-être qu'il y a un mois nous étions en plein dans la semaine spéciale romance pourrie pour la Saint-Valentin. Nous avions ouvert le bal des mièvreries avec un harlequin. Dans les commentaires, Choupynette -son blog est là- m'avait parlée de la collection Blanche :

je crois que l'on ne peut pas faire pire que la série Blanche... j'ai cru mourir de rire en lisant un "roman" de cette série!

Si tu me connais un peu, tu sais que je ne pouvais pas passer à côté d'une telle suggestion. Ni une ni deux, je me suis procurée un bouquin Harlequin de cette fameuse collection, présentée ainsi sur leur site : "Passions et ambitions dans l'univers médical". Pour choisir le titre avec lequel j'allais me torturer, j'avoue que je n'ai pas chercher bien loin, j'ai profité d'un pack gratuit dans lequel figurait l'ouvrage qui nous intéresse. Le titre seul m'a plongée dans les affres de la terreur : Un bébé pour le Dr McClelland. Tout est déjà là, la blouse blanche -parce que c'est la profession number one pour beaucoup- et un bébé, parce que c'est rose et attendrissant toussa toussa.

Le roman commence avec une scène digne d'un Urgences version foire au boudin à Touduculdumonde : nous sommes à l'hôpital, le service des Urgences est débordé car un grave accident a eu lieu. James Morrel n'est pas seulement médecin, beau et fort, nan, c'est aussi un peu Supersentinel, il sent que quelque chose ne va pas, qu'un truc va arriver. Avant de te révéler l'objet de son intuition magique, laisse-moi un peu te parler de notre héros ami lecteur. Parce que l'homme harlequin est toujours un personnage fascinant. Le doc il est grand, brun et il a les yeux verts. Alors je ne sais pas si tu as eu la malchance de traîner tes guêtres dans un hosto, mais si tu connais un médecin qui correspond à cette description, je te prie de croire que je demanderai direct à Ema de me péter la jambe pour le rencontrer -mon dentiste est sexy mais....ben il est dentiste, je le hais donc un peu par principe-.

James est donc formidablement beau et bien sûr il est célibataire, puis aussi « il ne passait pas inaperçu dans sa tenue de bloc qui découvrait ses bras et un peu de son torse musclé ». Pour aller un peu plus loin dans le fantasme de prisunic, nous apprenons aussi que notre séduisant jeune premier est nimbé d'une aura mytériiiiieuse puisqu'il ne parle jamais de sa vie privée. Nous voilà donc avec une énigme et un médecin qui sent bon le sang et les viscères l'érotisme de bon ton. Et là patatras. Une patiente arrive, dans un état tout pourri, et le mécanisme Harlequin se met en branle : James connait l'inconnue. Tellement qu'il la reconnaît tout de suite.........à ses pieds. Oui, grâce à ses pieds. Laisse moi te dire que je suis un peu dubitative quant aux capacités du mâle de base de reconnaître une ex, dix ans après, grâce à ses orteils. Mais dans le monde de la collection blanche tout est possible :

« Malgré ses vêtements simples et son visage sérieux, exempt de maquillage - parce que le maquillage c'est seulement pour le gourgandines ?-, Lorna vernissait en rose les ongles de ses orteils, comme cette patiente. Et elle avait un grain de beauté juste sur le cou-de-pied droit, aussi... Pendant une seconde absurde, il avait voulu arrêter le brancard, tirer sur la couverture pour s'assurer qu'il s'agissait d'une autre. Sauf qu'il était certain que c'était elle. »

Nous voici donc face à Lorna, l'ex-femme de James, une rousse jolie jusqu'aux orteils. Dix ans qu'ils ne se sont pas vu. Le doc est bouleversé et vit moult angoisses avant de savoir que Lorna va s'en sortir -ouf-. Puis là tu apprends qu'ils se sont mariés parce qu'elle était enceinte et qu'elle est fille de pasteur – nan mais sérieux, pourquoi dans les livres romance-culcul la fille de pasteur a presque autant de succès que le beau médecin ?-. Mais rapidement nos jeunes tourtereaux apprennent que Lorna fait une grossesse extra-utérine. En plus de perdre son bébé, elle perds une trompe. Pas de bol quand même. Suite à ce drame, leur couple n'avait pas tenu.

Bien entendu -nous sommes dans un harlequin, pas dans la vraie vie- leurs retrouvailles font des étincelles et James décide d'accueillir Lorna chez lui pour sa convalescence -la pôvre était à Londres pour trouver un poste et n'a pas de chez elle-. Bon, regarde moi dans les yeux ami lecteur : tu hébergerai un(e) ex toi ? La personne pour qui tu as vidé le pot de Nutelle devant une comédie romantique ? Celle qui t'a piétiné le cœur et fait verser dix litres de larmes amères ? Ben James le fait lui tellement il est con généreux toussa toussa. Nous apprenons en même temps que Lorna souffre d'endométriose et qu'à cause de la douleur elle a décidé de subir une hystérectomie. Oui Lorna a VRAIMENT pas de bol dans la vie.

Sur ce, nos deux héros cohabitent et leurs sentiments reviennent à la surface. Malgré le fait que mademoiselle n'a qu'une trompe qui fonctionne et a une endométriose, elle tombe enceinte dés leur première partie de ça va ça vient. Bien sûr les futurs parents sont ravis et se remarient peu de temps après la naissance de MiniJames.

C'est beau, c'est émouvant et l'amûûûûûûr triomphe. Nous sommes dans un Harlequin mais tu sais que tu es dans la collection blanche parce qu'il y eu des mots de plus de deux syllabes -endométriose et hystérectomie- et que nos héros sont médecins. Mais la plongée dans l'univers sanglant de la médecine d'urgence s'arrête là, si tu veux du suspens, des diagnostiques et des artères, ben lis autre chose. Parce que même dans Grey's Anatomy le monde des blouses blanches semble plus réaliste. C'est dire.

En tout ca merci Choupynette pour ce grand moment dégoulinant d'amûûûûûr, j'ai pouffé de nombreuses fois au fil de ma lecture.