9782266193702

 

Édition : Pocket

Parution : 2007

Classement : roman historique

 

Pendant longtemps, j'ai eu une prédilection particulière pour les romans historiques et même si j'ai un peu ralenti mes lectures sur ce thème, j'apprécie toujours cette impression de me divertir en apprenant plein de choses. Je sais qu'un roman reste un divertissement mais c'est souvent par le biais de la fiction que j'ai pu m'intéresser de manière plus « sérieuse » à certains sujets tels le règne de Louis XIV ou encore Florence à l'époque de la Renaissance. Lorsque j'ai lu le résumé du Marchand d'indulgences, son sujet, presque complètement inconnu pour moi, m'a interpelé :

Prague, 1410. L'heure est à l'autodafé. À la traque, à la corruption. On ne brûle encore que des livres - bientôt, les hérétiques les suivront dans les flammes... Parmi ces révoltés, Anna Bookman n'est pas la moins active. Outre l'enluminure, cet art divin hérité de son grand-père, elle traduit la Bible en anglais : car le peuple ne connaît pas le latin, volontairement laissé dans l'ignorance et trompé par de prétendus serviteurs de l'Eglise. Bientôt chassée de Bohème, Anna gagne l'Angleterre où la Réforme a trouvé ses plus nombreux partisans. Et ses plus farouches adversaires... Sous des allures d'agneaux, les loups sont partout. Et le marchand flamand Van Cleve, dont Anna s'éprend bien vite, n'est autre que frère Gabriel, espion papiste et marchand d'indulgences. En ce siècle écartelé, le destin mettra à dure épreuve leur amour et leur foi...

La trame de roman -sentimentale avant tout, avouons-le- ne m'a pas passionnée plus que cela, rien de bien originale, rien de bien surprenant. L'histoire entre frère Gabriel et Anna on en trouve des dizaines sur les rayons des librairies. Ce n'est pas mal fait mais c'est un peu téléphoné. Pareillement j'ai trouvé que les heureuses coïncidences -retrouvailles improbables à la pelle- étaient souvent tirées par les cheveux. Pourquoi alors avoir noté si généreusement cet ouvrage pour lequel je fais tant de reproches ? Parce que c'est vraiment très bien documenté et que le contexte historique m'a passionné. La question religieuse de lire ou non la bible en langue « vulgaire » a longtemps été sujette à des débats passionnés et a causé une prolifération de bûchers dans de nombreux coins d'Europe. Je pense que l'œuvre de madame Vantraese est intéressante parce qu'elle permet de rentrer dans la tourmente de l'Histoire par une porte agréable et facile d'accès. Ainsi, je conseillerai plutôt Le marchand d'indulgences à quiconque a envie de se plonger dans le passé par le biais du roman. Bref, ce dernier est une histoire d'amour anodine dans un contexte historique extrêmement intéressant.

 

NOTE GLOBALE : 12 / 20