9782070524327 

Édition : Gallimard

Parution : 1955 pour la version originale

Classement : Jeunesse / Conte

 

Composée de sept tomes la saga narnienne est depuis très longtemps considérée comme une œuvre classique de la littérature jeunesse. En France, hélas, il aura fallu attendre l'adaptation au cinéma de certain de ses tomes pour enfin devenir populaire. Bien qu'admiratrice depuis des années d'un ami proche de C. S. Lewis, je veux bien sur parler de Tolkien, je suis pourtant longtemps passée à côté des Chroniques de Narnia et j'ai découvert tardivement les romans. Celui qui nous interesse aujourd'hui est Le Neveu du magicien qui a été écrit tardivement par l'auteur bien que sa trame ait lieu avant tous les autres tomes de la saga :

Polly trouve parfois que la vie à Londres n'est guère passionnante... jusqu'au jour où elle rencontre son nouveau voisin, Digory. Il vit avec sa mère, gravement malade, et un vieil oncle au comportement étrange ; celui-ci oblige les deux enfants à essayer des bagues magiques qui les transportent dans un monde inconnu. Commence alors la plus extraordinaire des aventures...

Ce premier opus des Chroniques narniennes est la genèse de l'univers en question. En suivant les aventures de deux enfants plutôt attachants, Polly et Digory, nous avons le grand plaisir d'aller à la rencontre du lion Aslan qui crée Narnia sous nos yeux. Cet ouvrage est un conte dans le sens le plus classique du terme. Ainsi le narrateur est très présent tout au long de l'histoire et ce dès les premières lignes : « C'est une histoire qui s'est passée il y a très longtemps, à l'époque où votre grand-père était un petit garçon. » Ce procédé qui restitue bien la sensation que nous sommes en train d'écouter un conte pourrait agacer certain lecteurs, personnellement j'ai trouvé cela plutôt charmant et j'ai eu l'impression de redevenir une petite fille, bouche bée, qui écoute religieusement un adulte lui raconter une histoire.

L'ouvrage est assez court mais très plaisant et plutôt fourni. Tout est dans cette logique du conte et après mille péripéties Digory sera confronté à la tentation puis récompensé pour avoir triomphé du mal. Plusieurs critiques pourraient être émise contre Le Neveu du magicien. Son univers est binaire (le Bien/le Mal), sexiste et imprégné de la pensée réactionnaire de l'époque. Si on parvient à ne pas trop analyser le récit et à se laisser porter par ce dernier cela passe tout seul. Alors bien sur, dès ce premier opus, nous sommes confrontés à l'omniprésence d'une vraie apologie du christianisme avec Aslan en Dieu à la fois terrible et bienveillant. Oui, C. S. Lewis nous parle de rédemption et de péché mais je pense sincèrement que cela ne doit pas nous empêcher d'apprécier ce texte comme une jolie histoire pour enfant. Et moi j'aime toujours autant que l'on me raconte une histoire...

 

NOTE GLOBALE : 13 / 20