9782266058773 

Édition : Pocket

Parution : 1992

Classement : fantastique

Il est des livres qui m'ont accompagné de nombreuses années, devenant dans certaines périodes sombres, des refuges véritables. Certains ados se droguent à la bière ou à l'exta, moi c'était avant tout avec des histoires. Le Lien maléfique fait parti de ses ouvrages que j'ai aimés à la folie et que j'ai relu à la moindre occasion et au moindre chagrin d'amour. Je l'ai découvert l'été de mes 16 ans putain on dirait une chanson de Barbelivien. Je l'ai tant lu que l'objet a fini par tomber en morceaux. Puis dernièrement je me suis procuré de nouveau cet ouvrage. Des années après la seule lecture de la quatrième de couverture m'a replongée dans ma jeunesse :

Sous le porche dune vieille demeure à l'abandon de La Nouvelle-Orléans, une femme frêle et muette se balance dans un rocking-chair : Deirdre Mayfair est devenue folle depuis qu'on lui a retiré, à la naissance, sa fille Rowan pour l'envoyer vivre à San Francisco. Et derrière la grille du jardin, un homme, Aaron Lighter, surveille inlassablement Deirdre, comme d'autres avant lui, pendant des siècles, ont secrètement surveillé la famille Mayfair. Car ils savent que, de génération en génération, les femmes du clan se transmettent leurs maléfiques pouvoirs et que la terrifiante et fabuleuse histoire de cette lignée de sorcières ne fait que commencer...

Combien de fois m'est-il arrivé d'être terriblement déçue devant un film/livre/bd retrouvé des années après l'avoir découvert ? Certains plaisirs ne survivent pas à la maturité... Pour Le Lien maléfique ça n'a pas du tout été le cas. Les personnages sont toujours aussi passionnants et mystérieux. Les pages sur l'histoire des sorcières m'ont autant accrochée qu'à l'époque. Et la fin de ce premier tome, bien que je m'en souvienne parfaitement, m'a encore une fois exaltée. On suit nos héros avec beaucoup de joie, nous interrogeant avec eux sur ce qu'est l'Homme, qui est vraiment Rowan, comment tout s'articule autours de cette famille de la Nouvelle-Orléans. Bien sur, on aimerait pouvoir sauver Deirdre et sortir Aaron de sa passivité. Et puis disons le aussi très clairement, le héros masculin est à tomber par terre... Le style est narratif et le récit plutôt bien construit. Franchement un bon bouquin pour qui aime les histoires de sorcières, de pouvoir et de fantômes.

 

NOTE GLOBALE : 16 / 20