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Édition : Harlequin

Collection : Les Historiques

Parution : 2009

Classement : Culture pourrie

 

Chose promise, chose subie, nous allons parler d’un Harlequin : L’esclave et le barbare de Louise Allen. Chez la maison d’édition phare du roman sentimentale, la collection historique est, à mes yeux en tout cas, une collection particulièrement drôle. Vouiii. Vous prenez d'abord les ingrédients classiques Harlequin : une pincée d’héroïne sensible mais courageuse voir rebelle, la libération sexuelle est passée par là que diable ! une lichette d’un mâle supra virile mais super tendre au fin fond de son cœur, quelques brins d’obstacle et d’incompréhension, et enfin un quintal d’amûûûûûr. Sauf qu’avec les Historiques vous rajoutez des costumes d'époque, des guerres, des barrières sociale et un litre de sang bleu. Certaines époques sont plus porteuses que d’autres : le moyen-âge aaaaaaaahhhhh le bô chevalier fougueux et le 19ième siècle huuuuuum l'ingénue en crinoline.

Quand je suis tombée sur L’esclave et le barbare, j’ai été étonnée par le contexte choisi ici : l’Antiquité. Franchement la toge n’étant pas super sexy, je me demandais comment l’amûûûûûr pourrait émerger d’une telle époque. Finalement la solution était simplissime : seule l’héroïne-sensible-mais-courageuse-voir-rebelle porte une toge. Elle s’appelle Julia et elle est romaine. Puis elle est belle aussi, hein, c’est normal. Genre Alors, n’était-ce pas que cette créature aux cheveux noirs, aux yeux sombres, au teint d’albâtre, avait quelque chose en elle qui le captivait ?. Quant au héros-supra-virile-mais-super-tendre-au-fin-fond-de-son-cœur c’est un barbare. Ouaip, un sauvage nordique au corps chaud genre Doré, resplendissant, il avait l’apparence d’une idole païenne, redoutable sinon terrifiante et aussi Et il se déplaçait avec la grâce animale et l’assurance d’un gladiateur chevronné, prêt à affronter de nouveaux adversaires dans l’arène. Même qu’il a un nom barbare, ouaip parce que Jean-Paul ça aurait un peu pourri le truc, il s’appelle Wulfric.

Je vous ai parlé de nos héros beaux et forts, il vous manque encore les obstacles « insurmontables » avant que l’amûûûûûr triomphe enfin. En l’occurrence ici tout est dans le titre. Ou en d'autres termes : comment la belle esclave rebelle pourra-t-elle succomber à son barbare de maître alors qu’elle ne rêve que de retrouver la liberté ? Et bien, le barbare esclavagiste en vrai c’est un gentil garçon. Ouaip. Même qu’à contre-courant de son époque et de sa culture, il la respecte son esclave, et sous la barbe de guerrier se cache une âme de scout.

Mais avant la première séance de baise qu’ils ne fassent l’amûûûûûr oui le û est valable aussi au lit , la tension sexuelle sera à son comble. Genre Levant la tête, elle croisa le regard de Wulfric. Quelque chose d’indéfinissable passa alors entre eux, une sorte de connivence. Elle n’avait pas la moindre idée de ce que cela signifiait, mais une émotion puissante la saisit. Ou encore En souriant, Wulfric s’efforça d’oublier le désir qui le poignait. Le visage enfoui dans les cheveux de la belle, il ferma les yeux et médita sur le tour étrange que lui jouait son destin. « Ne serais-tu pas amoureux de ton esclave ? ».

Bien sûr la Julia toute moderne qu’elle soit a la bienséance d’attendre d’être amoureuse avant de céder à ses fantasmes et d’offrir sa virginité au beau barbare à la page 162 quand même par contre Wulfric -même dans les Harlequin les hommes sont un peu lents- il lui faudra encore plus de 150 pages après avoir pris sauvagement la jeune femme pour se rendre compte de ses sentiments.

En fille sympa que je suis, je ne vous dévoilerais pas tous les ressorts du bouquin dans le cas où -même improbable- vous décideriez de le lire.



BILAN DE LECTURE

Pour arriver au bout de la passion -pas assez torride- de Julia et Wulfric, il y aura eu :

  • 3 heures de relative concentration

  • ½ litre de coca light

  • 4 clopes

  • un fou rire

  • un soupir de mécontentement

  • un hochement de tête incrédule

 

A vendredi prochain pour un nouveau Culture Pourrie...