Maison d'édition : Jai lu

Année : 2006

Catégorie : Bit-lit

Nora Roberts est un monument de la littérature de divertissement. Vous voyez les châteaux de la Loire ? et bien cette dame est un peu celui d'Azay le Rideau, rien n'a voir avec Chambord, véritable chef-d'œuvre mais quand même sympa à visiter. Madame Roberts s'est spécialisée dans les romans d'amour et le thriller psychologique. Au fil des années elle est devenue un véritable phénomène d'édition. Elle fait en général bien son travail que ce soit par l'importance de sa production et parce qu'elle vend très bien. Contrairement à certains milieux intellectuels parisiens snobinards, je n'ai aucun mépris pour les auteurs de divertissement tant qu'ils ne se prennent pas pour des génies ou des philosophes (suivez mon regard : « oh bonjour monsieur Werber, oh bonjour monsieur Levy ».).

Madame Roberts est donc une professionnelle au sens le plus pur du terme : elle écrit pour vendre et je trouve stupide de le lui reprocher puisqu'elle ne se targue pas de faire autre chose. Ces dernières années, face à l'émergence de l'Urban Fantasy et de la Bit Lit, Nora Roberts a diversifié sa production. La trilogie du Cercle Blanc fait parti de ce renouvellement...

Analyser une plume de divertissement serait aussi absurde que de disserter de la pertinence pertinences des mouvements de caméra pour Louis la Brocante alors je ne parlerai pas du style de ce bouquin.

Passons donc directement à l'histoire. Un magicien irlandais du 12ième siècle, Hoyt, se voit confier une quête : combattre les vampires et par-dessus tout Lilith qui menace de détruire le monde. Pour se faire, notre héros va devoir voyager dans le temps pour se joindre à un groupe d'élus. Pour être tout à fait franche j'ai trouvé les 50 premières pages plutôt rébarbatives. Non seulement ce n'était que de la fantasy de divertissement mais elle ne remplissait même pas son rôle correctement. Un peu comme les intros des chansons dans les années 80, c'était long, ennuyeux et ça donne la migraine. Ensuite j'ai commencé à m'attacher à l'histoire qui est sympa même si elle manque d'originalité. Les héros sont très classiques (le guerrier, le mage, la sorcière...,) et les personnages sont parfois un peu fades mais pas dénués de qualité.

Finalement ce premier opus, s'il n'est pas fracassant, s'améliore au fil des pages pour qu'en refermant le livre, on nourrisse pas mal d'espoir pour la suite. Dans l'attente du deuxième volume (que je devrais trouver dans ma boite aux lettres très prochainement) j'octroie donc tout juste la moyenne à La Croix de Morrigan et réserve un peu mon jugement. Ne vous précipitez donc pas pour acheter ce roman, à moins que vraiment, mais alors vraiment, vous n'ayez rien d'autre à lire...

NOTE GLOBALE : 10 / 20