vamp

Édition : France Loisirs

Pour la publication française : 2009

      Ce récit n'est pas compliqué. Nan. D'abord tu as la blondasse du lycée type « je suis trop belle et populaire. » que l'auteur a voulu rendre moins agaçante et moins lisse en la faisant orpheline depuis un tragique accident de voiture. Drame. La reine du lycée a donc son côté sombre et se demande parfois qui elle est vraiment -première question au top ten des interrogations chez les utilisatrices d'Eau Précieuse. Elle rencontre alors un beau gosse mystérieux en blouson Armani -depuis Gossip Girl tiens un autre article Clearasil® à prévoir c'est hype de citer des marques-. Bien sur le sexy et ténébreux lycéen cache un terrible secret, c'est un vampire. Même qu'il y a des lustres de ça, il a passionnément aimé une femme, qui, ô miracle d'un destin aussi léger que de la crème au beurre, ressemble comme deux goutte de sang à Elena, notre horripilante héroïne.

      Et voilà que les deux jeunes premiers passent 118 pages à se tourner autour, jouant le jeu passionnant de « nan mais tu m'indiffères même si je ne te quitte pas des yeux. » Elena n'a de cesse de conquérir le bôôôôôô gosse. Tellement que nous avons une scène hilarante de pacte de sang entre la jeune fille et ses copines à coups de « Je jure de garder le secret et de faire tout ce qu'Elena me demandera au sujet de Stefan. » très très drôle !

      Bien sur nous découvrons au fil des pages que Stefan le vampire n'est pas aussi dangereux et indifférent que nous aurions pu le supposer. Puis y a l'ennemi charismatique que quand même il est trop sexy et il doit avoir beaucoup souffert : Damon. Vous agitez tout ça et ça fait 448 pages d'inepties mal écrites et mal construites. Affligeant. Concernant le style et le niveau de langage je me contenterais seulement de citer un bref passage :

« Après un bon bain et un café, ça ira mieux », se dit-elle. Elle se trouva effectivement un peu calmée une fois sa toilette achevée. Elle prit même un certain plaisir à passer en revue les vêtements achetés à Paris. Son choix s'arrêta sur un haut rose et un short blanc cassé qui lui donnaient l'air d'un appétissant sundae à la fraise. 

       L'ouvrage est le premier tome d'une trilogie et je peux dire que je n'ai aucune, mais alors aucune intention de lire la suite. Surtout pas. J'avoue ne pas comprendre à quel genre de public est destiné ce bouquin. Le style médiocre laisse à penser que qu'il est destiné aux gosses de 10-12 ans mais les thèmes abordés (vampirisme d'opérette, sensualité pour mormon...) semblent plus correspondre à un lectorat plus âgé.

      En conclusion, si vous avez beosoin de votre dose de vampires, replonger vous dans Bram Stoker, Rice ou même au pire dans les œuvres de Stefenie Meyer et de Charlaine Harris.

 

BILAN DE LECTURE

  • 14 rires sardoniques

  • 1 fou rire

  • 3 irrésistibles envies de sauter quelques pages – ou tout le bouquin

  • 1 gros soupir de soulagement d'avoir enfin terminé

NOTE GLOBALE : 3 / 20